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 Girls like girls (Noa)
under his eye

 :: Aberdeen :: Quartier Rouge :: Résidence Stagger

may the lord open

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( pseudo ) : dakini
( célébrité ) : Courtney Eaton
( arrivée à Aberdeen ) : 13/10/2018
( messages ) : 70
( tickets ) : 170
( patronyme ) : Frey Lefebvre
( âge du personnage ) : 21 ans
( emploi ) : martha
( localisation ) : maison Stagger


Girls like girls (Noa)
par Auteur le Ven 2 Nov - 21:47

( Girls like girls )
Il faisait beau ce matin là. L’air était doux. Doux aussi était le visage de Noa tandis qu’elle accrochait le linge. Frey finissait d’essuyer et de ranger la vaisselle tout en l’observant par la fenêtre. Un si joli brin de fille. Silhouette de sylphide. Visage de poupée. Démarche de fée. Tout à fait son genre de fille. Dommage que tous ses atouts soient dissimulés dans ces vêtements digne d’un épisode de La petite maison dans la prairie version dictature. Encore heureux que les tyrans n’obligent pas les femmes à cacher leur visage. Ce serait un crime de couvrir un si charmant minois. A une autre époque, dans un autre lieu, elle l’aurait invité au cinéma ou à prendre un verre. Elle lui aurait recopié des poèmes ou des citations de films romantiques. Elle l’aurait invité à danser dans un bar rétro, juste pour le plaisir de danser sur un air des années soixante. On ne pouvait plus faire ça dans cet univers de fous. Ses pensées, ses désirs étaient considérés comme déviants, impurs et interdits. Le péché même l’amour saphique ! Rien que d’y penser elle avait envie de mettre le feu à cette maudite ville et au monde entier. Comment, mais comment, le monde avait-il basculé dans cet obscurantisme après des siècles de culture ? Impensable. Inconcevable. Inimaginable. Et pourtant cela s’était produit. Et elle là dans la cuisine à travailler pour une famille fondatrice de ce système autoritaire et elle ne faisait rien pour que cela change. Au lieu d’agir, elle essuyait leur vaisselle. Maudite vaisselle. Maudite famille. Maudite planète Terre ! Pour la peine elle allait casser l’assiette qu’elle tenait dans ses mains. Elle mettrait ça sur le compte de la maladresse. Hurlant intérieurement, elle lâcha l’assiette qui se brisa en touchant le sol. Ho que ça faisait du bien, ce fracas ! Puis elle prit balai et pelle pour ramasser les débris et mettre à la poubelle. C’était libérateur, elle devrait le faire plus souvent. Jusqu’à ce qu’ils n’aient plus d’assiettes pour manger.

Frey regarda à nouveau par la fenêtre. Si jolie. Ho et puis zut, on n’avait qu’une vie et celle qu’elle vivait en ce moment était suffisamment pourrie pour en plus rester frustrée. Elle ne pouvait pas l’inviter à sortir mais elle pouvait au moins lui parler. Ce n’était pas interdit de parler quand même ? Echanger quelques mots tout en effectuant des tâches ménagères. Innocent. Insoupçonnable. Elle pouvait au moins avoir un petit instant agréable dans cet enfer sur Terre non ? Frey enfila une veste, des gants de jardinage, un panier et un sécateur et sortit direction le jardin. Elle sectionna quelques fleurs pour faire un nouveau bouquet dans la salle à manger. Non pas qu’elle voulait que les Stagger soient saisis par la beauté florale en se promenant dans leur bien trop grande maison. Non elle s’en fichait d’eux. Qu’ils crèvent ! En s’étouffant avec les fleurs, tiens ! Non les fleurs c’était un prétexte pour sortir et engager la conversation avec Noa. Son bouquet n’était pas si mal, elle aurait pu être fleuriste si les femmes avaient le droit d’avoir un métier dans cette ville de tarés. Le gros c’était pour la maison. Maintenant il lui en fallait un plus petit à offrir à Noa. Offrir des fleurs. Un classique indétrônable. Et on ne pourra pas le lui reprocher. C’était gentil d’offrir des fleurs.

Frey déposa les fleurs dans son panier puis se dirigea vers la jeune femme. Elle s’approcha doucement et se glissa derrière les draps qui ondulaient telles des vagues. Noa au milieu de tout ce blanc qui ondoyait était une vision bucolique des plus irrésistibles. Arrivée près d’elle mais toujours cachée, elle écarta les tissus pour crier.

« Bouh ! » Elle rit en voyant le visage si calme de la demoiselle se muer en surprise. « Pardon, c’était trop tentant. Tiens c’est pour toi. Des fleurs pour une jolie plante. » dit-elle en tendant son petit bouquet.

Frey lui sourit et en profita pour l’admirer de plus près. Elle avait quelque chose dans son visage qui lui rappelait une biche. Si elle avait vécu dans l’ancien monde elle aurait pu être mannequin ou actrice, si elle l’avait voulu. Joan Lindsay ne l’aurait certainement pas renié pour interpréter Miranda dans Pique-nique à Hanging Rock.

« Tu sais, tu ferais un merveilleux ange de Botticelli. »

Ils connaissaient Botticelli quand même dans leur bled rétrograde ? Non parce que sinon c’était un véritable drame. Il avait le plafond de la Chapelle Sixtine le gars quand même ! Et il avait viré religieux fanatique, en y repensant. Oui ils devaient le connaître à Aberdeen.



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( pseudo ) : ODAYA OCHAVEN. ou Flo.
( célébrité ) : Rosie Tupper
( multicomptes ) : Je ne cèderai pas à cette tentation. Enfin j'espère !
( arrivée à Aberdeen ) : 29/08/2018
( messages ) : 913
( tickets ) : 1431
( patronyme ) : Noa Rose. Prénom donné par ses parents, non de son père. Désormais, elle est Joyner, femme d'un Gardien. Un nom qui l'identifie, mais qui n'est rien pour autant.
( âge du personnage ) : 25 ans. Quelques années au compteur, quelques années passée à vivre à Aberdeen, dans une paix et un confort inégalable.
( emploi ) : Aucun. Elle est l'épouse d'un gardien, c'est suffisant.
( localisation ) : A l'Eglise, chez son mari, le Gardien Joyner. Celui qui fait de sa vie un véritable paradis, jour après jour. Elle ne le remercia jamais autant pour la chance qu'il lui donne au quotidien.


Girls like girls (Noa)
par Auteur le Lun 12 Nov - 12:36

rencontre matinale


Une journée comme une autre, dans la ville d’Aberdeen. Une journée ensoleillée, où les oiseaux piaillaient d’un arbre à l’autre. Noa, de bon matin, se leva et décida de préparer le petit déjeuner de son époux. Une routine devenue une douce habitude, le signe que leur vie se passait bien et évoluait dans le bon sens. En tout cas, c’est ainsi que la jeune femme voyait les choses. Elle ne comptait, certainement pas, briser le cycle quotidien de ces déjeuners, repas et tâches ménagères, qui lui voilaient la face sur la réalité et l’enfonçaient profondément dans une relation saine, paisible. Qui surtout, ne lui correspondait pas. Bien, qu’évidemment, elle n’en sache rien.
Ainsi, une fois son mari, le Gardien Joyner, partit travailler, elle entreprit de faire le lit, la vaisselle, de nettoyer une paire de draps. Pour certains, ces corvées pouvaient apparaître comme étant fastidieuses, d’autant plus qu’Aberdeen n’avait jamais connu la technologie et ainsi l’utilité d’un lave-linge, mais ce n’était pas le cas de Noa. Bien au contraire. Elle trouvait le travail manuel reposant et lui permettait de penser en toute simplicité. Il n’était d’ailleurs pas rare que pendant ces moments-là, elle récite la Bible. Ce livre sacré que son père avait tenu qu’elle connaisse, par cœur. Bien qu’elle ne fût, en aucun cas, autorisée à le lire. Ça n’avait jamais été un souci non plus. Pas de questions à ce sujet. Ce n’était pas le genre de Noa de se questionner encore et encore, au risque de remettre en question le système et les compétences de la personne en face d’elle. Oh que non. Elle préférait largement acquiescer et poursuivre ce qui était demandé. Tout était plus simple de la sorte.

Ainsi donc, elle lava les draps. Dans une grande cuve, dehors, les manches relevées jusqu’aux épaules, elle trempait les draps dans de l’eau chaude, puis les frottaient, encore et encore, un savon l’aidant à nettoyer les plus infimes tâches présentes sur les couvres-lits. C’était une tâche hardie, et qui nécessitait un minima d’organisation, au risque de laver – inlassablement – la même partie du drap. Une fois que ce fut fait, elle les essora. Vigoureusement, n’hésitant pas à les resserrer, encore et encore, sous une forme de torsade infinie pour ne rien manquer, pour tout ôter. C’est alors qu’elle mit dans un grand panier ces derniers, avant d’aller les étendre dans le jardin des Stagger, sur la partie de l’étendoir qui lui était réservée. Enfin, qui était réservée à son époux, mais qu’elle utilisait pour eux deux.
Draps, après draps, elle couvrit l’étendoir de nuages blancs, dont l’odeur, neutre, lui rappelait des souvenirs d’enfance. Sa mère, avant elle, l’avait fait, lui apprenant alors à prendre correctement soin de sa maisonnée.
Prise dans ses tâches, Noa ne faisait pas plus attention que ça à ce qu’il se passait autour d’elle. Pas qu’elle n’en ai aucun intérêt, bien sûr que non, mais parce qu’elle était entièrement concentrée sur ses actions. Elle préférait faire les choses biens, une fois, qu’y revenir plusieurs fois. Un tic appris par son père. Ainsi, elle n’entendit pas Frey, Martha au service de la famille Stagger, arriver. Elle sursauta, effrayée par sa boutade. « Tu m’as fait peur ! » S’exclama-t-elle, avant de rire légèrement. « Que le fruit soit béni ! » Enchaîna-t-elle, utilisant sans jugement la formule de politesse appropriée. Elle finit d’étendre le drap qu’elle avait commencé à étendre avant que la jeune femme ne l’interrompe, avant de voir qu’elle lui tendait des fleurs. Ce furent ses paroles qui la poussèrent à se retourner. « Oh ! » Laissa-t-elle entendre. « Merci beaucoup. » Pas le moins gênée par cette attention, elle trouva le geste particulièrement gentil. « Elles sont très jolies, je les mettrai sur la table de la cuisine, le Gardien Joyner en sera ravi. » Après tout, c’était toujours agréable de voir son foyer se colorer de jolies fleurs, non ? Par contre, elle ne comprit pas la phrase qui suivit. Se disant que ça devait être là une petite pensée échappée, ce genre de phrases qui sortent sans que l’on ne le souhaite, Noa ne releva pas. Elle préférait, dans ces moments là, faire comme si rien ne s’était passé.
Puis, finalement, Frey reprit la parole. Une fois encore, c’était bien trop obscur pour elle. Un étrange silence s’installa entre elles. « Un ange de ? » Lui demanda-t-elle, pas sûre de bien comprendre. Elle n’était, d’ailleurs, pas sûre de vouloir être comparée à un ange. N’était-ce pas là un péché d’orgueil ? Incapable de savoir ce que disait réellement la jeune femme, elle préféra demander, avant de juger. Après tout, elle n’était rien, ni personne, pour la juger.

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Girls like girls (Noa)
par Auteur le Lun 10 Déc - 11:44
Spoiler:
 


"Que le Seigneur ouvre." répondit-elle sans réfléchir.

C'était devenu un automatisme comme dans "Bonjour, comment ça va ? Ça va bien merci et toi ?". Frey trouvait ces formules de politesses ridicules mais elle risquait sa vie si elle ne les prononçait pas. Triste époque. Les fleurs firent plaisir à Noa. Le pouvoir des fleurs. Dommage que le mari soit glissé dans la conversation. Il en avait de la chance d'avoir une si jolie petite épouse avec qui partager sa vie. C'était son côté romantique, elle avait toujours eu envie de trouver son âme sœur et de l'épouser dans une belle robe blanche. Mais là il s'agissait d'un mariage arrangé. Cela elle ne l'enviait pas. Quoique Noa l'avait appelé "gardien Joyner", elle ne l'avait pas mentionné par "mon mari" ou "mon époux". Par pudeur ou pour une autre raison ?

"Bott... Non oublie. C'est sans importance" mentit-elle.

"Pardonnez moi Botticelli, vous êtes tout sauf sans importance. Je n'en pense pas un mot." Public difficile aujourd'hui. Changement de stratégie. Frey ne pouvait pas discuter de culture artistique avec Noa. Cette dernière avait grandi dans un univers radicalement opposé au sien, sous une cloche de verre, au sein d'un patriarcat écrasant. Les arts n'avaient pas leur place dans cette société dictatoriale. Frey se demandait si elle aurait pu grandir sans connaitre les œuvres des plus grands artistes. Une vie sans avoir admiré La naissance de Vénus de Botticelli, si belle que la douceur de son regard l'avait touché même sur du papier glacé. Exister sans jamais avoir entendu une nocturne de Chopin si prenante qu'elle donnait envie de flâner à la lueur de la lune, tel un oiseau de nuit ou avoir voulu danser comme Ginger Rogers et Fred Astair. Oui bien sûr on pouvait vivre en ignorant que de telles merveilles existaient mais elle ne serait pas la femme qu'elle était aujourd'hui et elle pensait qu'il en était de même pour les autres. La culture, elle avait baigné dedans depuis toute petite et cela l'avait accompagnée dans tous les moments de sa vie.

"Il y a quelque chose d'apaisant dans la contemplation des draps qui ondulent au gré du vent. Quand j'étais petite, je m'asseyais entre deux rangées et j'imaginais qu'il s'agissait des voiles d'un navire qui m'emmenait vers une terre inconnue où tout serait à construire. Je me concentrais si fort que je pouvais entendre la mer. Si tu as des enfants je suis sûre qu'ils aimeront y jouer."

Comme tout couple de la ville, ils espéraient certainement avoir des enfants. Ils désiraient tous si ardemment des enfants. Ils priaient, imploraient Dieu et avaient fondé une organisation sociale complètement folle en déformant la parole divine. Mais peut-être que l'infertilité était une punition divine et qu'il fallait l'accepter au lieu de sombrer dans la dictature, enlever et violer des femmes fécondes et réduire les autres l'esclavage. Frey ne pouvait pas avoir d'enfant. Cela la rendait-elle moins importante qu'un autre ? Tant d'injustices. Parce qu'elle était une femme, elle n'avait pas le droit de mener sa vie comme elle l'entendait et parce qu'elle était stérile et célibataire, elle ne servirait à rien d'autre qu'aux tâches ménagères ? L'être humain avait le droit de vivre, qu'il soit utile ou non. Tous égaux.

"Est-ce que tu serais d'accord pour faire une petite pause thé avec moi ? Ça ne sera pas long, je ne veux pas te retarder dans tes tâches de la journée."

L'eau chauffa rapidement et elles s'installèrent sur la terrasse.

"L'air du matin est si vivifiant. C'est une atmosphère que l'on ne retrouve plus dans le reste de la journée. Tu es plutôt lève tôt ou lève tard ?" Elle écoutait sa réponse tout en l'observant. "J'abuse peut-être mais... je ne sais pas. Tu as l'air triste. Et je suis presque sûre qu'il y a une loi qui interdit d'être triste quand on tient un bouquet de fleurs et que l'on boit du thé."[/i]
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( patronyme ) : Noa Rose. Prénom donné par ses parents, non de son père. Désormais, elle est Joyner, femme d'un Gardien. Un nom qui l'identifie, mais qui n'est rien pour autant.
( âge du personnage ) : 25 ans. Quelques années au compteur, quelques années passée à vivre à Aberdeen, dans une paix et un confort inégalable.
( emploi ) : Aucun. Elle est l'épouse d'un gardien, c'est suffisant.
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Girls like girls (Noa)
par Auteur le Jeu 3 Jan - 12:08

rencontre matinale


Noa ne savait pas vraiment quoi dire, ni quoi faire. Oubliez ce que venait de dire Frey ? Avait-elle dit quelque chose d’important, de grave, qui nécessitait qu’elle le fasse remonter ? C’était étrange. La jeune femme ne savait pas trop quoi faire, ni quoi dire... C’était quelque chose de très étrange. Sans même vraiment le vouloir, la jeune femme fouillait ses souvenirs d’école – maigres – afin de se souvenir de ce nom, de ce qu’il pouvait bien signifier, de son lien avec quoique ce soit… Avant d’abandonner, ça ne lui disait rien, sans doute que ce n’était qu’une blague. Parce qu’après tout, parler du passé n’était pas autorisé, donc il n’y avait aucune chance que ça soit ça, non ? « C’est vraiment une très jolie pensée. » Commenta avec douceur Noa. « J’avoue que je n’y avais jamais vraiment songé. » Elle laissa un petit sourire naître sur son visage, devenant un court instant, rêveuse. C’était une belle façon de modifier le quotidien, de voir autre chose, de penser à quelque chose d’autre, de différents. C’était jolie, c’était une pensée qu’elle n’avait jamais envisagée. Éclatant d’un rire léger, elle s’arrêta sur cette fameuse possibilité, celle d’avoir des enfants. « J’espère qu’Il leur permettra. » Laissa-t-elle entendre. Après tout, c’était à Lui de lui autoriser d’avoir des enfants, de lui permettre de tomber enceinte, de donner vie à des enfants en bonne santé, heureux et, elle l’espérait, en capacité de rêver, d’imaginer, de penser à ce genre de choses. Ca serait plaisant, ça serait une superbe nouvelle, mais comme toujours, Noa préférait remettre ces possibilités dans les mains d’un Plus Grand, elle ne pensait pas avoir le droit, ne serait-ce qu’une demi-seconde d’envisager un avenir trop beau, par peur de provoquer la colère de celui qui veille sur eux. « Peut être un jour, qui sait. » Laissa-t-elle entendre, alors qu’elle étendait un nouveau drap sur le fil en face d’elle. Bien sûr, elle aurait aimé pouvoir lui retourner la question, savoir si elle souhaitait avoir des enfants, mais son statut actuel donnait déjà la réponse : ce n’était pas possible. Est-ce qu’elle en avait souhaité un jour ? Peut être, mais était-ce réellement nécessaire de poser la question ? C’était peut être douloureux pour la jeune femme, c’était peut être une situation qu’elle n’appréciait pas, une difficulté à vivre au quotidien. Elle n’en savait trop rien. « Oh c’est une très gentille proposition. » Se redressant, s’étirant au passage, la jeune Noa réfléchit. « Je finis d’étendre le linge et je te suis. Je ne voudrais surtout pas qu’il ait une drôle d’odeur ou qu’il s’envole en mon absence. » Elle laissa un petit rire s’échapper, poursuivit. « Je n’ai que ce drap à étendre et ce sera bon. » Ce qu’elle fit, laissant derrière elle son panier, suivant Frey à l’intérieur pour une tasse de thé. Cette dernière fit chauffer l’eau, puis elles s’installèrent sur la terrasse. « Pour ma part, je préfère me lever tôt. J’ai tellement de choses à faire que dormir plusieurs heures par jour serait une perte de temps. » Et puis, pouvait-elle réellement rester au lit quand son époux partait travailler le matin ? Qui lui ferait son déjeuner ? Qui s’occuperait de la vaisselle ? Qui ferait le ménage ? Personne d’autre qu’elle ne pouvait s’en occuper, il était donc évident qu’elle se devait de se lever pour le faire. C’était nécessaire. « Oh, ton attention est très toouchante. » Réfléchissant, la jeune femme ne savait pas trop quoi répondre à cette question. « Je ne me sens pas triste et je suis navrée de t’inquiéter. » Glissa-t-elle, avant d’avaler une gorgée de thé. « Je pense que j’étais juste préoccupée, j’ai tendance à m’échapper dans mes pensées. » Ricana-t-elle, avant de boire à nouveau. Une mauvaise habitude dont elle n’arrivait pas à se passer. « Et toi, tout va pour le mieux ? » Se permit-elle de lui demander.

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