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 Girls like girls (Noa)
under his eye

 :: Aberdeen :: Quartier Rouge :: Résidence Stagger

may the lord open

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( pseudo ) : dakini
( célébrité ) : Courtney Eaton
( arrivée à Aberdeen ) : 13/10/2018
( messages ) : 32
( tickets ) : 45
( patronyme ) : Frey Lefebvre
( âge du personnage ) : 21 ans
( emploi ) : martha
( localisation ) : maison Stagger


Girls like girls (Noa)
par Auteur le Ven 2 Nov - 21:47

( Girls like girls )
Il faisait beau ce matin là. L’air était doux. Doux aussi était le visage de Noa tandis qu’elle accrochait le linge. Frey finissait d’essuyer et de ranger la vaisselle tout en l’observant par la fenêtre. Un si joli brin de fille. Silhouette de sylphide. Visage de poupée. Démarche de fée. Tout à fait son genre de fille. Dommage que tous ses atouts soient dissimulés dans ces vêtements digne d’un épisode de La petite maison dans la prairie version dictature. Encore heureux que les tyrans n’obligent pas les femmes à cacher leur visage. Ce serait un crime de couvrir un si charmant minois. A une autre époque, dans un autre lieu, elle l’aurait invité au cinéma ou à prendre un verre. Elle lui aurait recopié des poèmes ou des citations de films romantiques. Elle l’aurait invité à danser dans un bar rétro, juste pour le plaisir de danser sur un air des années soixante. On ne pouvait plus faire ça dans cet univers de fous. Ses pensées, ses désirs étaient considérés comme déviants, impurs et interdits. Le péché même l’amour saphique ! Rien que d’y penser elle avait envie de mettre le feu à cette maudite ville et au monde entier. Comment, mais comment, le monde avait-il basculé dans cet obscurantisme après des siècles de culture ? Impensable. Inconcevable. Inimaginable. Et pourtant cela s’était produit. Et elle là dans la cuisine à travailler pour une famille fondatrice de ce système autoritaire et elle ne faisait rien pour que cela change. Au lieu d’agir, elle essuyait leur vaisselle. Maudite vaisselle. Maudite famille. Maudite planète Terre ! Pour la peine elle allait casser l’assiette qu’elle tenait dans ses mains. Elle mettrait ça sur le compte de la maladresse. Hurlant intérieurement, elle lâcha l’assiette qui se brisa en touchant le sol. Ho que ça faisait du bien, ce fracas ! Puis elle prit balai et pelle pour ramasser les débris et mettre à la poubelle. C’était libérateur, elle devrait le faire plus souvent. Jusqu’à ce qu’ils n’aient plus d’assiettes pour manger.

Frey regarda à nouveau par la fenêtre. Si jolie. Ho et puis zut, on n’avait qu’une vie et celle qu’elle vivait en ce moment était suffisamment pourrie pour en plus rester frustrée. Elle ne pouvait pas l’inviter à sortir mais elle pouvait au moins lui parler. Ce n’était pas interdit de parler quand même ? Echanger quelques mots tout en effectuant des tâches ménagères. Innocent. Insoupçonnable. Elle pouvait au moins avoir un petit instant agréable dans cet enfer sur Terre non ? Frey enfila une veste, des gants de jardinage, un panier et un sécateur et sortit direction le jardin. Elle sectionna quelques fleurs pour faire un nouveau bouquet dans la salle à manger. Non pas qu’elle voulait que les Stagger soient saisis par la beauté florale en se promenant dans leur bien trop grande maison. Non elle s’en fichait d’eux. Qu’ils crèvent ! En s’étouffant avec les fleurs, tiens ! Non les fleurs c’était un prétexte pour sortir et engager la conversation avec Noa. Son bouquet n’était pas si mal, elle aurait pu être fleuriste si les femmes avaient le droit d’avoir un métier dans cette ville de tarés. Le gros c’était pour la maison. Maintenant il lui en fallait un plus petit à offrir à Noa. Offrir des fleurs. Un classique indétrônable. Et on ne pourra pas le lui reprocher. C’était gentil d’offrir des fleurs.

Frey déposa les fleurs dans son panier puis se dirigea vers la jeune femme. Elle s’approcha doucement et se glissa derrière les draps qui ondulaient telles des vagues. Noa au milieu de tout ce blanc qui ondoyait était une vision bucolique des plus irrésistibles. Arrivée près d’elle mais toujours cachée, elle écarta les tissus pour crier.

« Bouh ! » Elle rit en voyant le visage si calme de la demoiselle se muer en surprise. « Pardon, c’était trop tentant. Tiens c’est pour toi. Des fleurs pour une jolie plante. » dit-elle en tendant son petit bouquet.

Frey lui sourit et en profita pour l’admirer de plus près. Elle avait quelque chose dans son visage qui lui rappelait une biche. Si elle avait vécu dans l’ancien monde elle aurait pu être mannequin ou actrice, si elle l’avait voulu. Joan Lindsay ne l’aurait certainement pas renié pour interpréter Miranda dans Pique-nique à Hanging Rock.

« Tu sais, tu ferais un merveilleux ange de Botticelli. »

Ils connaissaient Botticelli quand même dans leur bled rétrograde ? Non parce que sinon c’était un véritable drame. Il avait le plafond de la Chapelle Sixtine le gars quand même ! Et il avait viré religieux fanatique, en y repensant. Oui ils devaient le connaître à Aberdeen.



( Pando )

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may the lord open

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( pseudo ) : ODAYA OCHAVEN. ou Flo.
( célébrité ) : Rosie Tupper
( arrivée à Aberdeen ) : 29/08/2018
( messages ) : 615
( tickets ) : 891
( patronyme ) : Noa Rose. Rien de bien original.
( âge du personnage ) : 25 ans.
( emploi ) : Aucun. Elle est l'épouse d'un gardien, c'est suffisant.
( localisation ) : A l'Eglise, chez lui.


Girls like girls (Noa)
par Auteur le Lun 12 Nov - 12:36

rencontre matinale


Une journée comme une autre, dans la ville d’Aberdeen. Une journée ensoleillée, où les oiseaux piaillaient d’un arbre à l’autre. Noa, de bon matin, se leva et décida de préparer le petit déjeuner de son époux. Une routine devenue une douce habitude, le signe que leur vie se passait bien et évoluait dans le bon sens. En tout cas, c’est ainsi que la jeune femme voyait les choses. Elle ne comptait, certainement pas, briser le cycle quotidien de ces déjeuners, repas et tâches ménagères, qui lui voilaient la face sur la réalité et l’enfonçaient profondément dans une relation saine, paisible. Qui surtout, ne lui correspondait pas. Bien, qu’évidemment, elle n’en sache rien.
Ainsi, une fois son mari, le Gardien Joyner, partit travailler, elle entreprit de faire le lit, la vaisselle, de nettoyer une paire de draps. Pour certains, ces corvées pouvaient apparaître comme étant fastidieuses, d’autant plus qu’Aberdeen n’avait jamais connu la technologie et ainsi l’utilité d’un lave-linge, mais ce n’était pas le cas de Noa. Bien au contraire. Elle trouvait le travail manuel reposant et lui permettait de penser en toute simplicité. Il n’était d’ailleurs pas rare que pendant ces moments-là, elle récite la Bible. Ce livre sacré que son père avait tenu qu’elle connaisse, par cœur. Bien qu’elle ne fût, en aucun cas, autorisée à le lire. Ça n’avait jamais été un souci non plus. Pas de questions à ce sujet. Ce n’était pas le genre de Noa de se questionner encore et encore, au risque de remettre en question le système et les compétences de la personne en face d’elle. Oh que non. Elle préférait largement acquiescer et poursuivre ce qui était demandé. Tout était plus simple de la sorte.

Ainsi donc, elle lava les draps. Dans une grande cuve, dehors, les manches relevées jusqu’aux épaules, elle trempait les draps dans de l’eau chaude, puis les frottaient, encore et encore, un savon l’aidant à nettoyer les plus infimes tâches présentes sur les couvres-lits. C’était une tâche hardie, et qui nécessitait un minima d’organisation, au risque de laver – inlassablement – la même partie du drap. Une fois que ce fut fait, elle les essora. Vigoureusement, n’hésitant pas à les resserrer, encore et encore, sous une forme de torsade infinie pour ne rien manquer, pour tout ôter. C’est alors qu’elle mit dans un grand panier ces derniers, avant d’aller les étendre dans le jardin des Stagger, sur la partie de l’étendoir qui lui était réservée. Enfin, qui était réservée à son époux, mais qu’elle utilisait pour eux deux.
Draps, après draps, elle couvrit l’étendoir de nuages blancs, dont l’odeur, neutre, lui rappelait des souvenirs d’enfance. Sa mère, avant elle, l’avait fait, lui apprenant alors à prendre correctement soin de sa maisonnée.
Prise dans ses tâches, Noa ne faisait pas plus attention que ça à ce qu’il se passait autour d’elle. Pas qu’elle n’en ai aucun intérêt, bien sûr que non, mais parce qu’elle était entièrement concentrée sur ses actions. Elle préférait faire les choses biens, une fois, qu’y revenir plusieurs fois. Un tic appris par son père. Ainsi, elle n’entendit pas Frey, Martha au service de la famille Stagger, arriver. Elle sursauta, effrayée par sa boutade. « Tu m’as fait peur ! » S’exclama-t-elle, avant de rire légèrement. « Que le fruit soit béni ! » Enchaîna-t-elle, utilisant sans jugement la formule de politesse appropriée. Elle finit d’étendre le drap qu’elle avait commencé à étendre avant que la jeune femme ne l’interrompe, avant de voir qu’elle lui tendait des fleurs. Ce furent ses paroles qui la poussèrent à se retourner. « Oh ! » Laissa-t-elle entendre. « Merci beaucoup. » Pas le moins gênée par cette attention, elle trouva le geste particulièrement gentil. « Elles sont très jolies, je les mettrai sur la table de la cuisine, le Gardien Joyner en sera ravi. » Après tout, c’était toujours agréable de voir son foyer se colorer de jolies fleurs, non ? Par contre, elle ne comprit pas la phrase qui suivit. Se disant que ça devait être là une petite pensée échappée, ce genre de phrases qui sortent sans que l’on ne le souhaite, Noa ne releva pas. Elle préférait, dans ces moments là, faire comme si rien ne s’était passé.
Puis, finalement, Frey reprit la parole. Une fois encore, c’était bien trop obscur pour elle. Un étrange silence s’installa entre elles. « Un ange de ? » Lui demanda-t-elle, pas sûre de bien comprendre. Elle n’était, d’ailleurs, pas sûre de vouloir être comparée à un ange. N’était-ce pas là un péché d’orgueil ? Incapable de savoir ce que disait réellement la jeune femme, elle préféra demander, avant de juger. Après tout, elle n’était rien, ni personne, pour la juger.

_________________


a night under the stars
maybe we’re just two stars born from different constellations, we were never meant to connect, oh, but now we are. And now we have to deal with it.

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