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 (destagger, claire) let it be a leap of faith
under his eye

 :: Aberdeen :: Quartier Rouge :: Résidence Stagger

may the lord open

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( pseudo ) : betty.
( célébrité ) : alicia vikander.
( arrivée à Aberdeen ) : 01/10/2018
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( patronyme ) : claire yvonne stagger.
( âge du personnage ) : vingt neuf pétales, dont certains diraient qu'ils sont fanés tant les années s'enfilent telles des perles sur un collier, sans qu'une bague fasse de même à son doigt.
( emploi ) : rien de plus qu'une enfant, proche de sa cuisine et de son potager, qui parmi les stagger remplit bien sa fonction de pot de fleurs.
( localisation ) : probablement dans une serre, à s'évertuer à rendre vert le quartier rouge.


(destagger, claire) let it be a leap of faith
par Auteur le Dim 14 Oct - 23:35


≈ ≈ ≈
{let it be a leap of faith}
crédit/ role play helper tumblr ✰ w/@destagger

Imaginons un instant que, s'imposant contre toutes les forces conjuguées de votre volonté et de votre sens du devoir, un instinct facétieux de la plus vive curiosité, vous poussât à coller votre oreille au chambranle d'une porte ou votre œil à sa serrure. Que se passerait-il si une paire d'yeux venait à vous saisir dans cette position compromettante ? La honte. La peur. Le vertige. Cet autre qui a l'infinie liberté de penser de vous tout ce qu'il est en son pouvoir de penser, et de dénoncer ou non à ceux qui voudront bien l'écouter ce geste interdit. Vous voilà donc à sa merci. Livré à son bon vouloir. Or, si Claire en cet instant précis, n'était ni en train d'écouter aux portes ni d'espionner quelqu'un (elle n'envisageait même pas de toute façon que quelque chose d'important pusse se produire chez elle, comme s'il n'y en avait pas la place sur l'étagère de ses souvenirs d'enfance), elle se tenait immobile, légèrement tremblante, au milieu d'un couloir sans fenêtres par ce début de soirée un peu frais. Elle eut en temps normal, regagner sa chambre et entamer les premières prières du soir ; ou pris soin des plantes rescapées de l'été, s'occupant avec soin de les préparer pour l'hiver. Mais non : la troisième des Stagger stagnait dans son couloir tel un verre d'eau oublié sur un comptoir. Sans attente et sans but. L'objet d'une telle concentration fébrile ? Sur les lattes du parquet reposait un petit livre. On aurait dit que Claire attendait qu'il respirât tant l'intensité de son regard était vive. Mais ce n'était rien d'autre qu'une épaisseur rectangulaire, une confusion de pages superposées et reliées entre elles par une couverture de cuir noir sur laquelle des lettres d'or brodées indiquaient quelque chose. Claire ne pouvait déchiffrer les lettres qui s'y dessinaient ; elle avait simplement compris qu'il y en avait autant que de doigts à sa main, et rien que cette conclusion l'avait saisie d'un remord violent. C'était presque déjà essayer de lire. Quelle infamie ! C'était pécher ! De telles pensées l'avaient clouée sur place, paralysée, en proie aux plus terribles dilemmes. Le cœur contre la tête ; la passion contre le bon sens. Qui de la pécheresse ou de la fidèle de Dieu remporterait ce dur combat ? Aucune. Aucune des deux n'était prête à affronter les conséquences de ses actes — le châtiment pour la première, une correction dont elle ignorait la teneur pour l'autre si elle venait à rapporter cet incident. « Pardonnez-moi Seigneur ! » fit l'enfant apeurée. Et se signant avec fièvre, Claire tourna les talons, sans jeter un autre regard sur l'objet répugné. Elle oublierait bientôt cette histoire, son hésitation, n'en garderait qu'un vague souvenir un peu brumeux et insidieux. Bref. Une leçon. Du moins, c'est là ce qu'elle espérait. Car aussitôt le dos tourné à l'appât du Diable, elle croisa une silhouette sans regard, sans visage. Une simple ombre dans l'obscurité du couloir. « Béni sois le fruit ?! » lança-t-elle d'une voix hésitante à son intention. Elle priait pour que la robe soit de couleur blanche ou bleue. Qu'il s'agisse de sa mère ou de l'une de ses sœurs. Mais Claire n'eut pas le courage de s'approcher pour confirmer ses vœux. 


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(destagger, claire) let it be a leap of faith
par Auteur le Lun 15 Oct - 9:17
Mentalement je récite sans m’arrêter les vers qui me traversent l’esprit. Vers ou non. En ce moment je n’arrête pas de penser à Beckett… Mais aussi à Lagarce. J’étais dans ma maison et j’attendais que la pluie vienne. Et comme dirait si bien l’aînée J'aurai des souvenirs, cela suffira à ma vie, cela devrait suffire à ma vie, j'aurai des souvenirs et mes souvenirs me feront une vie paisible. Oui. Cela devrait suffire à ma vie. Mais le problème étant que je n’ai pas de vie. Non, je survie actuellement. Je survie en m’aidant du théâtre, de la musique, de tous ce que je peux. J’ai besoin de mes béquilles pour continuer à avancer. Je ne hisserais pas le drapeau blanc. Non je n’agiterais pas le drapeau blanc ! Je n’arrêterais jamais de me battre. Jusqu’à ce que l’air soit saturé des cris des commandants suppliants, de l’odeur de leur sang vicié me prenne à la gorge, que les fumées s’élevant de leur maison brûlante masque le soleil, et que leur enfants leur disent qu’ils ne sont pas d’eux et qu’ils les abattent d’une balle dans la tête. Je ne hisserais pas le drapeau blanc. Je lutterais dans cet enfer pour m’en sortir.

J’avance pourtant silencieusement, petit fantôme de rouge vêtu, dans les couloirs je ne deviens qu’une ombre soumise. Que mon corps se courbe, mon esprit reste droit. Mon esprit lutte alors que mon corps obéit. Personne ne doit savoir. Je n’abandonnerais jamais, quitte à en mourir. Je suis fière de ce que je suis, mais mon corps se courbe. Silencieusement, je me glisse parmi les ombres de la maison pour retourner dans ma chambre. Là bas, sur la couette, au lieu de prier, je dessine du bout du doigt des lettres, des mots, ds histoires. Je me force à dessiner et écrire, encore et encore. Je ne perdrais pas l’écriture. Et puis quoi encore ? J’avance lentement sans bruit, les ombres me couvrent et mes pas ne font pas de bruits. J’arrive devant une scène bien étrange. L’une des filles Stagger est debout et fixe quelque chose au sol. La voix. Claire. Je crois que c’est Claire. Qu’est ce qu’il lui arrive à cette petite. Petite qui est plus âgée que moi. Mais mentalement c’est une gosse qui ne sait rien. Elle se tourne brusquement vers moi. Elle hésite ? Elle a peur. J’avance un peu, quittant les ombres avec un sourire rassurant.

« Que le seigneur Ouvre. Mademoiselle ? Tout va bien vous êtes affreusem… »

Je m’arrête de moi-même. Mon regard vient de tomber sur quelque chose par terre. La Bible ? Mais qu’est ce qu’elle fout là ?! Mes yeux dévorent la couverture et tentent de sonder les pages pour en savoir plus mais d’une claque mentale je me secoue. Joy ! Bouge sinon tu risque d’en perdre un morceau ! Et la gosse aussi. Je prends vite le bras de Claire pour l’éloigner de l’objet du délit. Explication ! Je prends aussitôt un ton inquiet

« Vous êtes toute rouge Mademoiselle ! Vous devez avoir trop chaud. C’est aussi mon cas, allons respirer un peu l’air dans le jardin. »

Faîte que personne ne nous ait vu ! Je veux rester en un seul morceau ! J’ouvre la porte de service et me glisse dehors en tenant toujours la petite par le bras avant de la lâcher. Ainsi donc elle était entrain de chiper un livre ? Enfin la Bible. A t-elle des doutes sur la parole de dieu ? Intéressant. Je devrais pouvoir m’en servir pour la faire sans doute basculer de mon côté. Mais pour l’instant, rassurons là. Je ne la dénoncerais pas. Pas si je peux atteindre son père à travers elle. Je pourrais dire que c’est dégelasse… Mais vu que son père te viole une fois par moi. C’est d’excellente guerre. Ça va ! Elle va pas en crever la gosse, je vais juste lui ouvrir les yeux. Je regarde toujours Claire avec de grands yeux inquiets

« Ça va mieux Mademoiselle ? »

Raconte moi tout. Je suis une tombe. Peut-être la tienne mais ça tu ne sais pas. J’ai vu, je suis la gardienne de ton secret maintenant. Je pourrais te faire chanter, mais non. Ne t’inquiète pas, je vais même t’aider à apprendre ce que tu veux.
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(destagger, claire) let it be a leap of faith
par Auteur le Ven 19 Oct - 12:10


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Destagger. Comme si les voilettes rigides de sa coiffe blanche entre lesquelles il était coincé, avaient aspiré à elles toute la lumière, le visage poupon et tacheté de la Servante surgit des ténèbres, tel un esprit farceur aux allures maléfiques se fait fantôme pour torturer sa victime.  « Par le Seigneur ! » s'écria Claire en esquissant un geste de recul. Non non non ! Pas Destagger ! Par pitié, par tous les Saints : pas l'inconnue ! Mais il était trop tard. Claire était suspendue, non pas à la corde de sa récupération prochaine qu'elle voyait arriver, mais aux prochains mots que la bouche écarlate prononcerait ensuite. Quelle en serait la teneur ? le degré de traîtrise ? Nourrissait-elle en son cœur les mêmes sombres pensées pour lesquelles d'autres s'étaient suicidées, avec le projet d'entraîner Claire dans sa chute ? Le visage livide, les veines saillantes sur son front strié de mèches brunes collées là par la sueur, la jeune femme se voyait déjà récupérée, punie deux fois par Dieu à périr et donc périr aux côtés d'une traînée, pour un crime auquel elle n'avait fait que songer. « Tout va bien vraiment, je t'assure. » Elle n'eut ni le temps d'enchaîner — c'est à peine si la Servante lui laissa achever sa phrase — qu'elle fut traînée à bout de bras à l'extérieur de la demeure. Le froid mordit ses joues et ses bras restés nus, pas préparés à pénétrer le domaine de l'automne déjà bien installé. D'instinct, ses deux mains se levèrent pour en frictionner la surface, hérissée de poils, à la fois pour se réchauffer et se rassurer. « Merci Destagger, c'est très gentil à toi. Je me sens bien mieux. » finit-elle par lâcher sans même adresser un regard à sa... sauveuse. Elle devait bien admettre que le comportement de Destagger la surprenait, et faisant naître en elle un mauvais pressentiment. Ses deux yeux sombres brillaient avec l'intensité des pupilles d'un avare tombées sur un trésor. Que s'imaginait-elle sous son bonnet ? Quelles mystérieuses interprétations renfermait le secret bien gardé de son crâne en ébullition. Elle se fermerait, elle demeurerait plus muette qu'une tombe plutôt que de renseigner Destagger sur quoi que ce soit. « Tu ne devrais pas être en train d'aider Camila en cuisine ? Ou des prières pour que ton prochain cycle soit fructueux ? » Pause. « Oui, je ne voudrais pas que Mère te blâme par ma faute. » Avec un peu plus de conviction, Claire eut put paraître sincère, mais la fuite demeurait son principal objectif. Jamais elle ne révèlerait leur présence dans ce couloir, le frottement de leurs deux existences avec l'objet interdit. Elles et lui n'avaient pas jamais partagé la moindre parcelle d'être. Non, jamais. « Sous Son Œil. » D'un petit pas hésitant, elle amorça son retour vers la maison. Décidément, pas même la proximité avec ses plantes, sa serre, son jardin n'était parvenue à la rasséréner.



(navrée pour le retard — désolée si mon post n'ouvre pas tellement de réponse, mes cours ont drainé mon inspiration... J'ai juste pensé que Destagger serait du genre à insister)
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(destagger, claire) let it be a leap of faith
par Auteur le Ven 19 Oct - 21:04
Merde ! Merde ! Et à nouveau merde ! Il ne faut pas qu’on nous attrape. Je ne sais pas quelle est la sanction pour avoir osé regarder un livre, mais perdre un doigt, une main, ou un œil ne fait pas partie de mes options parmi le multiple choix que j’ai. Multiple ? Ironie Poppy. Ironie. Je ne me laisserais pas mutiler ! Ni moi ni la gamine. C’est hors de question. Je ne te savais pas si généreuse. Ouais, alors en fait c’est surtout parce que je pense que je peux sauver peut-être cette gosse de Gilead. Au vu de son regard sur le livre. Pourquoi est-ce qu’elle a hésité aussi longtemps ? Si elle était vraiment sans aucun doute elle aurait tout de suite appelé quelqu’un, hors là elle semblait paniquer que je l’ai vu. Non, elle doit avoir quelques doutes. Puis si cela me rapporte quelque chose pour la faire chanter… Pour l’instant il faut surtout qu’elle se calme : l’air frais lui fera le plus grand bien je pense. C’est pour ça que je la traîne dehors. Elle est livide au lieu d’être rouge. Logique : le rouge est une couleur qui m’appartient. Non et puis l’éclat de peur dons son regard… C’est étrange d’habitude j’impose une sorte de vague respect, là elle était terrorisée. Ça fait quoi comme sensation ? Je sais pas. C’est la première fois que j’ai le droit à cette expression. Tout est dans tes cheveux roux. Ouais… sûrement.

Le froid gifle mes joues et je respire avec soulagement cet air froid. Ça fait du bien. Néanmoins, je vois que la gamine,Joy ! Elle est plus vieille que toi bordel ! la même, je vois que la gamine a froid. J’enlève aussitôt mon pull rouge pour lui poser sur ses épaules. Manquerait plus qu’elle tombe malade. Je reste simplement en robe, profitant du froid sur ma peau. Elle ne me regarde pas, mais elle cause. Je souris gentiment avant de répondre.

« Non, ni Camila ni Frey ont besoin de mon aide, mes prières sont faite n’ayez crainte. Je tiens également à satisfaire Madame Stagger. »

Ouais parce que c’est pas ta mère ! Euh… Si. C’est sa mère. La mère est la personne qui élève l’enfant ! Pas forcément celle qui l’a pondu. Après tout, moi j’ai des géniteurs et mes parents. Et ce n’est pas les mêmes personnes. C’est comme ça. Je vois pas où est le souci. Oui, pas faux J’ai toujours raison Poppy ! Hey ! Elle s’échappe ! Vive je lui attrape le poignet sans serrer, simplement pour la retenir sans la brusquer. Je crois que pour le second point, c’est un peu trop tard. Putain Poppy ! Tu m’aides pas là ! Oups ! Désolé ! Je lui souris gentiment.

« Je ne vais pas vous manger ! Je suis contente de pouvoir discuter un peu avec vous. J’ai l’impression de vous terroriser. Ainsi que de voir que Cela vous fascine. Plus jeune j’en avais des étagères débordantes puis avec mon travail encore plus. »

Oui, je parle bien des livres. Tout en soutenant son regard. Techniquement je ne risque rien : c’est connu que je ne viens pas de Gilead, que je connais l’écriture et la lecture. Et je sais que tu es curieuse, tu es comme moi, dévorée par la curiosité. Et le doute. Je n’ai plus de doute personnellement. Je parle tout doucement, elle est la seule à pouvoir m’entendre, je ne tiens même plus son bras.

« C’était la bible. Vous vouliez lire Sa Parole ? »

Je peux de la réciter de tête. En anglais ou en irlandais, comme tu veux gamine. Je sais faire les deux. Et de plus : c’est secret contre secret : j’ai lu le titre du livre et elle n’a pas tout de suite prévenu son père. Je t’ai harponné. Maintenant craque et pose tes questions. Accepte ton côté obscur Obiwan-Claire, laisse le prendre le dessus ! Rejoins-moi ! Tu seras tellement puissante ! Je pourrais t’apprendre tellement de choses. Magnifique imitation Poppy. Mais effectivement c’est à peu près ce que je veux. Qu’elle cède et que par elle je touche ce commandant si fier. Je réduirais en miette Gilead. Et la vache ! Je suis Vador ! Ça put la classe !

HS : aucun soucis c'était parfait :)
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(destagger, claire) let it be a leap of faith
par Auteur le Mer 24 Oct - 22:53


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« Je n'apprécie pas du tout tes questions Destagger ! » L'agneau n'était point stupide. Certes ses grands yeux marrons étaient un peu vides et recelaient de douceur, de candeur et d'innocence, mais ses dents de lait restaient des dents. Tranchantes. Son ton avait été plus tranchant et froid que l'acier d'un couteau. Si la panique et la colère n'avaient pas été en possession de son cœur, peut-être aurait-elle risqué un sourire, un rictus de satisfaction d'avoir découvert cette petite force en elle, qui la rendait capable de faire valoir son rang. Elle préféra tout de même chuchoter. La discrétion la plus absolue était de mise lorsqu'il s'agissait de ces choses-là. Claire n'avait pas envie de perdre une oreille, ou pire. Elle s'approcha de sa Servante, afin qu'elle puisse entendre les paroles qu'elle prononça, entre murmure et vocifération. « Ces choses là sont interdites ! Toi et moi, nous le savons parfaitement ! Alors ce n'est pas la peine de te vanter de... Le simple fait de... » Elle s'interrompit. Comme si verbaliser le péché était déjà un peu le commettre. Pourtant, elle ne pouvait s'en empêcher. Elle ne pouvait réprimer ce qui en elle poussait, germait, ouvrait ses pétales à la lumière. « C'était un livre... Je ne voulais rien du tout. » se défendit-elle sans grande conviction. Voilà. Un petit mensonge, une parole volontairement faussée. Que lui arrivait-il ? « C'est interdit ! » souffla-t-elle enfin. Le calme était désormais revenu. La tranquillité avait repris ses quartiers et la sérénité le contrôle de ses gestes. De sa constance habituelle, Claire replaça d'un geste quelques mèches rebelles sur le haut de son crâne, avant de regarder de nouveau Destagger (mais pas dans les yeux, c'était là trop en demander). « Bon. Je... Je te remercie quand même de t'être inquiétée pour moi. Loué Soit-Il de nous avoir mis sur le chemin l'une de l'autre, afin que nous nous aidions mutuellement à garder celui-ci vertueux. » dit-elle. « Nous devrions peut-être rentrer. » De fait, la lumière déclinait lentement. Bientôt les regard qui les surprendront hausseront un sourcil suspicieux. Et puis ce livre... Ce livre hantait la mémoire de Claire. « Allons plutôt dans tes appartements. Je crois qu'une poche de ta cape a besoin d'être recousue. » Claire le savait bien : seuls les murs offraient la discrétion dont elles avaient besoin, et Destagger ne semblait pas prête à ne pas parler de ce qu'elles avaient vu.


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(destagger, claire) let it be a leap of faith
par Auteur le Jeu 25 Oct - 9:35
Je hausse un sourcils surpris de voir le petit chaton se transformer pour un instant en un petit tigre. La gosse montre les crocs fait attention elle pourrait mordre ! Poppy… Sérieusement. Tu crois qu’elle me fait peur ? Je crois que je hausserais un peu le ton sur elle je la retrouver roulée en boule dans un coin. Rien que soutenir mon regard semble un défi pour elle. Tu me diras que ce n’est pas la seule ! Pas faux. Pour ma part j’ai toujours soutenu les regards, même ceux de mes géniteurs. C’est pas parce qu’ils te forçaient ? Si aussi. Mais ça c’est autre chose. Au moins je soutiens toujours les regards maintenant. Je ne sais pas si c’est bien, mais c’est comme ça. Je hoche la tête. Oui c’est interdit. Mais l’interdit fait toujours rêver !

“ Loué soit-il. Oui rentrons. Je ne voudrais pas que vous attrapiez froid. Oui, il y a une poche déchirée. Je vous remercie“

Je suis du genre solide ! Il le faut bien pour être Servante. Ce que me dit le petit chaton me surprend et je retiens un sourire. Tiens ! elle a mordue à l'appât. Tu parel ! Elle a gobé la pêche. Enfin, c’est ce que je pense. Mais elle ne peut pas me menacer : on le sait que je suis une ancienne pêcheuse. Par contre que j’incite au pêcher. Mais elle veut être seule avec moi dans ma chambre. Au besoin, il y a les escaliers. J’aimerais éviter d’en arriver là. C’est une gosse perdue. Elle a même dit le mot interdit. J’ouvre la porte et laisse passer Claire avant moi. Je lui montre le chemin jusqu’à ma chambre. Je lui ouvre la porte et la laisse entrer dans mon “ royaume”. Mon royaume. Tu parle. Mon royaume pour un livre. J’ouvre mon placard pour sortir ma cape qui ne possède pas le moindre accro. Si j’avais eu un couteau j’aurais fait une grande déchirure. Nous pourrions plus parlé. Je referme la porte de mon placard avant de porter la cape à Claire avec un simple sourire. Je ne sais même plus si dans ma chambre, même si je ne suis pas seule, je peux libérer mes cheveux. J’en ai marre de les avoir accroché et torturé. Surtout que de petites mèches glissent et encadrent mon visage.

“ Merci de m’aider mademoiselle. Une seconde. “

Je me détourne pour ôter un instant ma coiffe blanche et détache un instant mes cheveux qui glissent dans mon dos avant de les attraper à nouveau pour les remonter dans une coiffure parfaite. Je remets tranquillement ma coiffe blanche avant de revenir près de Claire pour l’aider à “ reprendre “ ma poche. J’observe la gosse avec attention.

“ Vous voyez ? C’est ici. “

J’indique la fausse déchirure attendant ses cuestion avec une mine d’ange. J’ai toujours très bien su faire une mine douce et innocente.
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(destagger, claire) let it be a leap of faith
par Auteur le Jeu 1 Nov - 19:05


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Le chemin jusqu'aux appartements de Destagger lui parut interminable. Jamais la maison qui l'avait vue grandir, et même naître, ne lui avait semblé plus labyrinthique et menaçante, comme si ses murs l'entraînaient inexorablement vers l'Enfer. Pourtant ce n'était qu'une chambre de bonne, avec pour toute fenêtre sur les lumières déclinantes de l'extérieur, une pauvre lucarne taillée à même le toit. La pièce devait être glacée en hiver, insupportablement chaude en été... bien que les Servantes n'y passaient certes pas le plus clair de leur temps, Claire ne pouvait que compatir à des nuits peut-être douloureusement longues. Au détour d'un couloir, Claire avait discrètement subtilisé un nécessaire de couture et sa paire de ciseau, qu'elle dégaina de leur cachette quelque peu inefficace, à savoir le pli de son aisselle. C'est à peine si, toute occupée à s'assurer que son matériel était complet, elle se rendit compte que la Servante avait détaché sa longue chevelure. Elle préféra lui laisser cette intimité, elle-même bien trop inspirée de méfiance à l'égard de ceux que Dieu avait doté de cheveux roux (à l'exception bien sûr de ses propres frères et sœurs). Il lui arrivait même de remercier le Seigneur de l'avoir fait naître brune. Finalement, elle rejoignit la silhouette ondulante de Destagger désormais échouée sur son lit. « Je t'en prie, c'est tout naturel. Oui tout à fait, je crois savoir comment m'y prendre. » glissa-t-elle sans une once de sincérité dans ces paroles. Ce furent d'ailleurs les dernières claires et audibles pour toute oreille indiscrète qui se serait trouvée là par hasard. Le reste de la conversation ne fut que des murmures, du moins de la part de la jeune Stagger. Silencieusement d'abord, Claire se saisit des ciseaux et entailla profondément la poche désignée par la Servante. Les fils se révoltèrent contre l'intrusion de métal, le tissu se sépara toutes dents dehors pour témoigner de sa souffrance. Il émit ce cri de tous les tissus privés de leur tout inséparable, et seulement alors, Claire commença sa besogne. « Tu sais qu'il nous faut rester prudente, après ce qu'il s'est passé aujourd'hui ? » commença la jeune fille, les yeux rivés sur son travail. « Il ne faut en parler à personne, pas même à mère. » Elle avait dit ça comme s'il lui paraissait tout naturel que Destagger voue la même confiance aveugle et absolue en Madame Stagger. Une pause, un silence d'une minute ou deux à peine, lui fut nécessaire pour préparer sa question suivante. « Quel était ce... travail... dont tu parlais tout à l'heure ? » Cela lui semblait si impossible, improbable même qu'une femme puisse travailler, qu'elle se devait demander. Quelle tâche sa condition de femme lui avait-elle laissé la force de remplir ? S'était-elle contentée de nettoyer les maisons des autres contre de l'argent ? Cela ne pouvait être puisqu'elle prétendait avoir rempli des étagères entières d'ouvrages pour ce « travail. » Qui donc avait bien pu le lui autoriser ? Sans rien laisser paraître des questionnements qui se bousculaient à ses tempes et à sa gorge, Claire attendit la réponse de Destagger.


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(destagger, claire) let it be a leap of faith
par Auteur le Jeu 1 Nov - 21:19
Je pourrais rire de la situation, mais non. Je n’en ai pas envie. J’ai l’impression pour une fois de représenter totalement le Diable. Mes cheveux roux ne sont donc pas qu’une parure, mais bien la marque du Diable et de ses tentations. Je me souviens qu’à un moment ma mère m’avait taillé les cheveux avec violence en me hurlant que j’étais le diable incarné. Ah ! Je suis contente de pouvoir représenter le diable. Une rouquine pécheresse acceptant d’être porteuse du diable et qui tente les pauvres jeunes filles innocentes. Huhu ! Je pourrais glousser. Évite. Merci Poppy. Promis j’évite. J’aimerais garder un semblant de santé mentale ! On en parle de ta santé mentale ? Oui alors… Poppy on en a parlé ! Je sais que te parler indique que… TECHNIQUEMENT, je ne suis pas en bonne santé mentale… Mais ça va encore tu me dis pas non plus de tuer des gens ! C’est même tout l’inverse. Qu’on vienne pas me dire que tu es mauvaise ma Poppy d’amour. Je suis gentille.

Mmmh… Retour à la réalité, Claire vient de réellement déchirer ma poche avec son ciseau. Celui-là… je l’avais pas vu ! Si elle peut éviter de me le planter dans la gorge… Je suis preneuse. Hein ? Bon voilà ! Je hoche la tête sans rien dire et souris. Pas un mot à cette abrutie de Madame Stagger. Je ne vais pas m’amuser à dire que j’ai couvert sa charmante fille qui se trouvait près de la bible. Elle serait capable de me faire pendre. Oui, j’ai une confiance, lol, c’est quoi ce mot collé au nom de cette personne ?, limité envers celle-là. Le terme est « inexistante ». Merci Poppy. Je hoche la tête en fixant les doigts de Claire.

« Croix de bois, croix de fer, si je mens j’irais en Enfer. Pas un mot à votre Mère. »

Comment tu disais en irlandais ? Oula… Traduis ? Moui C’était : Si je te mens, ou que ma langue se délie, que le gruagach et les Aes Sidhe m’emportent. T’aurais pas trahi un de tes serments toi ? Ahaha ! Je pourrais… J’ai bien l’impression qu’ils m’aient emporté. Enfin. Le silence est un peu long et la question de la gosse, Elle est plus vieille que toi ! C’est une gosse, me surprend. Et enfin un sourire heureux se dessine sur mon visage. Mon métier me manque… Mes amies me manquent, ma vie d’avant me manque. Je me frotte le nez en réfléchissant à comment lui expliquer. Je ne suis pas sûre qu’elle connaisse le théâtre. Je finis par me jeter à l’eau à voix basse :

« Avant, j’étais comédienne. Je crois pas que vous ayez put voir des pièces de théâtre. En fait, je n’étais pas seule, nous étions une petite une petite bande, une petite dizaine de personnes, et nous apprenions par cœur des textes, des dialogues de personnages pour jouer devant un public et leur raconter une histoire. Et c’est pour ça. J’ai eu beaucoup de livres entre les mains. Et j’en ai appris beaucoup par cœur. Ils sont encore là-haut. »

Je me tapote la tempe avant de faire un vrai sourire amical. J’aime tellement parler de ce que je pouvais faire avant, réciter, faire chanter les mots… Je veux revenir à ce temps-là…
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(destagger, claire) let it be a leap of faith
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