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 Remember | ft Camila
under his eye

 :: Aberdeen :: Quartier Rouge :: Résidence Stagger

may the lord open

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( pseudo ) : Zreyta
( célébrité ) : Nathalie Emmanuel
( arrivée à Aberdeen ) : 05/10/2018
( messages ) : 49
( tickets ) : 120
( patronyme ) : Sylvia Hale
( âge du personnage ) : 28 ans
( emploi ) : Servante
( localisation ) : Dans la demeure Bandry, principalement


Remember | ft Camila
par Auteur le Jeu 11 Oct - 12:19


remember.
In this recognizable smell of cigarettes and perfume And all those plastic-minded beats Are a madcap explosion and a psychedelic celebration of An animated youth. It's the senior age Dancing on the teen stage, It's the field of dreams Runnin' in the bloodstreams, But I only dream of you...
Ce jour-là, Madame Bandry lui avait annoncé une visite de plaisance chez les Stagger. C’était la première fois qu’elle invitait sa servante à sortir avec elle en dehors du domaine familial, et à la base, Debandry n’avait pas su comment réagir. Pourquoi cette envie soudaine de sa compagnie ? Était-ce quelque chose de commun pour sa famille, ou une exception qui n’arriverait qu’une fois ?

Dans tous les cas, elle n’avait pas le choix – et même si ça avait été le cas, l’idée de sortir lui plaisait, même si c’était pour assister à un thé entre deux femmes plus importantes qu’elle. D’ordinaire, ses seules sorties étaient dédiées aux commissions, ce n’était pas ce qu’il y avait de plus passionnant… Et, qui sait, peut-être croiserait-elle Destagger chez elle. Elle la connaissait du Centre Rouge, et elle aurait aimé pouvoir échanger quelques mots avec elle.

Les deux femmes avaient fait le trajet vers le Quartier Rouge en silence. Debandry ne savait jamais vraiment quoi dire à la maîtresse de maison, depuis qu’elle était arrivée chez elle, elles ne s’étaient pas spécialement rapprochées. Peut-être était-ce pour ça qu’elle l’avait invitée à l’accompagner ? A moins que ce ne soit que pour l’exhiber chez les Stagger ?

Elles finirent par arriver devant le demeure Stagger, une belle maison, élégante. Debandry avait du mal à résister à l'envie de tourner la tête à gauche et à droite pour mieux pouvoir l'observer, mais la curiosité, chez une Servante, était mal vue ; elle se contenta de garder les t-yeux vers la porte d'entrée. Elle s'ouvrit sur la Maîtresse de maison, l'épouse Stagger, dans une robe verte que qualité... Debandry la salua poliment, restant un peu en retrait. Et là, dans un coin, sans le chercher, elle vit quelqu’un qu’elle n’avait plus vu depuis des années. Depuis… avant. Et cela la prit de court.

Leurs regards ne se croisèrent que pendant quelques secondes, avant que Debandry ne détourne les yeux. Elle sentait son cœur battre plus vite.

Elle alla s’agenouiller dans le salon aux côtés des deux femmes. Elle essayait de se concentrer sur la conversation des deux femmes, sur leurs préoccupations d’Epouses et leurs petites histoires. Habituellement, elle aurait été ravie par cette place privilégiée face à leur papotage, et aurait fait de son mieux pour y dégotter quelques informations intéressantes à partager avec le personnel de chez elle. Mais le visage de la Martha qu’elle avait aperçue revenait sans cesse dans son esprit. Camila… C’était elle, sans aucun doute – elle l’avait reconnue, et elle avait vu un éclair de familiarité passer dans son visage à elle aussi. Mais comment ? Par quel hasard s’était-elle retrouvée là ? Debandry était partagée entre l’envie de la retrouver, de lui parler, de voir si elle allait bien – et la peur de faire ces exactes mêmes choses. Elle était tellement troublée qu’elle remarquait à peine l’absence de Destagger, qui devait peut-être faire des courses ou être occupée avec l’autre martha.

Elle roulait le long de l’interstate 94 entre Chicago et Milwaukee, pas trop vite, elle était en avance sur son programme. Le soleil matinal était derrière elle, réchauffant déjà l’atmosphère – le printemps arrivait. Elle avait laissé une fente ouverte à sa fenêtre pour faire entrer un peu d’air. La radio diffusait un CD d’indie folk américain, le genre de chansons avec juste une guitare, un gars, et des paroles un peu mélancoliques : elle tapotait sur son volant au rythme de la musique. C’était son frère qui le lui avait recommandé. Elle avait vu une silhouette solitaire un peu plus loin, une personne avec un sac, une personne marchant seule sur cette route où personne d’autre ne passait en ce moment, et le prochain arrêt était plus de 15 miles plus loin, alors elle s’était arrêtée, elle avait garé cet immense camion qui transportait, quoi encore ?, quelque chose de futile, une de ces marchandises idiotes que les gens étaient prêts à acheter dans un autre monde. Et elle avait ouvert la vitre de sa cabine,  et baissé les yeux sur cette jeune femme inconnue au bord de la route, et elle avait dit…

-"Camila, pourquoi ne montrerais-tu pas un peu la maison à Debandry ?"

Debandry revint à la réalité. Depuis combien de temps s’était-elle perdue dans ses pensées ? Elle espérait que les deux femmes ne s’étaient rendu compte de rien. Elle était reconnaissante, pour une fois, pour la coiffe qui dissimulait son visage.

-"Bien sûr." La voix se voulait neutre, presque un murmure. Elle se releva, peut-être un peu trop brusquement, essayant de conserver son équilibre malgré sa jambe droite légèrement endormie. Elle gardait les yeux baissés – si quelqu’un voyait son expression, sans aucun doute remarquerait-il son trouble. Elle percevait la présence de Camila derrière elle. Elle évitait de trop la regarder. "Merci", souffla-t-elle après coup, comme pour prendre congé.

En quelques pas, elle sortit enfin du salon, sentant un poids se lever de ses épaules. Loin du regards des deux autres, au moins… Mais Camila était là, juste à côté d’elle, et Debandry ne savait pas quoi dire.
Camila FT. Debandry || i remember you


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may the lord open

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( pseudo ) :
( célébrité ) : Damaris Goddrie
( arrivée à Aberdeen ) : 29/09/2018
( messages ) : 63
( tickets ) : 83
( patronyme ) : Camila Navarro
( âge du personnage ) : 25 ans
( emploi ) : Martha, bonne à tout faire
( localisation ) : Chez les Stagger


Remember | ft Camila
par Auteur le Mar 6 Nov - 17:48
On lui avait annoncé la venue d’autre épouse en compagnie d’une servante, ordonné de faire le ménage avec toutes les autres pour que toutes les pièces resplendissent, mais rien, ô grand rien, ne l’avait préparé à un tel choc. Camila s’était toujours parée d’un masque de froideur qui l’empêchait de refléter la moindre émotion, la moindre vivacité de regard qu’on lui reprocherait ici. Dès lors que les invités aient approché de la maison, Madame leur avait intimé, à toutes les marthas encore présentes dans le salon, de se tenir bien droites en rang pour accueillir les nouvelles venues, faire bonne impression et donner l’aspect d’une équipe bien ordonnée. Camila s’était placée en début de file, le menton bien haut, le visage neutre, les mains derrière le dos pour se tenir le plus droite possible. A côté d’elle se figeaient les autres dans une même attitude de robot prêt au service.

Dès lors que ses yeux s’étaient posés sur la Martha, s’était comme si son coeur s’était arrêté. Une chaleur désagréable lui était montée au visage tandis que la raideur de son dos s’était accru. C’était elle. Elle en était certaine. Ce même visage qu’elle avait admiré tant de fois, aimé, frôlé, embrassé même … Oh si les autres savaient, s’ils avaient la moindre idée du lien qui avaient uni les deux femmes, toutes deux à présent réunies dans la même pièce. Et pour la première fois depuis qu’elle était dans cette maudite maison, Camila se sentit décontenancée. Pire même : faible. Son regard plein de détresse fixait sans relâche la silhouette de Sofia, ses yeux d’ébène cherchant fébrilement à croiser ceux qu’elle tant de fois croisé.  Et bien qu’elle l’avait cherché, le simple fait que cela se produise dans la seconde où elle l’avait souhaité rendit ses jambes d’une soudaine impuissance, presque à la limite de se dérober sous son poids. L’instant d’après, Sofia s’était détournée.

Le doute étrangla Camila. Ne l’avait-elle pas reconnu ? Ou peut-être n’avait-elle pas envie de la voir, de la croiser. Puis la raison l’emporta sur le doute : évidemment, il était naturel de ne rien laisser paraître en public. Les autres, qu’elle avait prestement oublié, n’allaient rien louper. Au lieu de ça, Camila inspira une grand gorgée d’air pour calmer les battements effrénés de son coeur et se tient à nouveau droite, ignorant le malaise intérieur qu’elle peinait à calmer. Au lieu de ça, elle se plongea dans une léthargie où la pensée prima sur le reste. Un souvenir, cependant, refaisait surface, clair, limpide, le plus persistant dans toute l’armée d’images qui affluaient dans son esprit.

« J’en ai marre de toi, tu n’en fais qu’à ta tête, comme d’habitude. Ce voyage était une erreur. »
La voix cinglante de Fiona avait sonné sans doute plus dure que ce qu’elle avait escompté, mais l’idée de lui accorder un certain crédit n’avait pas traversé l’esprit de Camila, 19 ans, à fleur de peau après plusieurs jours d’engueulades avec sa petite amie. Voilà qu’elles allaient sur leurs 6 mois de relation et afin de fêter ça, s’étaient embarquées dans un roadtrip à travers les États-Unis.
« Ah oui ? Bah tu sais quoi ? Moi aussi j’en ai ma claque. Je rentre à Boston. »
Un ricanement avait échappé à la blonde. Elle ne croyait pas aux menaces de Camila, dans un mépris égocentrique qui l’empêchait d’admettre que qui que ce soit puisse la laisser tomber elle, et pas l’inverse. Pourtant ses yeux perçants avaient suivis chaque mouvements, chaque tressautement de boucle noire dans la tignasse de Camila, lorsque celle-ci rassembla ses affaires dans leur chambre de motel pour les enfourner brutalement dans son sac.
« Tu ne vas pas le faire. »
« Regarde-moi bien alors. » Elle enfila sa veste en jean et ses converses, les jambes nues dévoilées par un short élimé. L’instant d’après, elle avait hissé son sac sur son dos et avait claqué la porte derrière elle. Après quelques minutes de marches sur le bord de la route, ses jambes frêles portant sur elles tout le poids de l’atirail que Camila transportait, la constatation de la pire idée du siècle s’imposa rapidement. Trop fière cependant pour faire demi-tour, elle avait continué à avancer. Après une heure de marche, la fatigue se fit ressentir mais à peine Camila avait-elle eu l’idée de s’arrêter pour laisser ses jambes se reposer, le bruit d’une masse ralentit, des pneus qui crissent contre le goudron dans un mouvement d’arrêt, l’avait fait stopper sa marche. Le temps qu’elle se retourne, un camion s’était stoppé à sa hauteur. Méfiante, elle avait levé la tête vers la fenêtre pour découvrir ...


-"Camila, pourquoi ne montrerais-tu pas un peu la maison à Debandry ?"

L’ordre soudain la fit sursauter. D’un mouvement presque imperceptible, elle cligna des yeux pour faire disparaître les quelques traces de flou qui avaient envahi sa vision, puis en prononça un « Oui Madame. » du bout des lèvres, se préparant déjà avec appréhension à quitter la pièce pour se retrouver, pour la première fois depuis si longtemps, avec Sofia. Elle s’avança jusqu’à la porte puis attendit que Sofia, nouvellement Debandry, la rejoigne. Cette dernière la dépassa de peu et elle se lança sur ses talons dès l’instant où elle avait franchit le seuil de la porte.

Toujours très mal à l’aise, Camila n’osa pas prononcer un mot, tant bien même elles étaient seules à présent. Au lieu de ça, elle lui fit signe de la suivre dehors, afin de ne pas trop étouffer dans cette maison déjà bien trop remplie. Sous le porche, les mains serrées l’une dans l’autre, elle tenta de regarder Sofia droit dans les yeux, mais ce n’était pas une mince affaire.

« C’est … Vraiment toi. » Elle débordait à la fois d’un enthousiasme sans nom et d’une peur sans doute infondée. « Je ne pensais pas te revoir un jour. » Ajouta-t-elle avec un sourire désolé. Elle qui s’était résolue à enterrer son passé, voilà qu’il ressurgissait brutalement pour lui rappeler que le destin a parfois un drôle d’humour.
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