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 Et le temps passe
under his eye

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may the lord open

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( pseudo ) :
( célébrité ) : Damaris Goddrie
( arrivée à Aberdeen ) : 29/09/2018
( messages ) : 63
( tickets ) : 83
( patronyme ) : Camila Navarro
( âge du personnage ) : 25 ans
( emploi ) : Martha, bonne à tout faire
( localisation ) : Chez les Stagger


Et le temps passe
par Auteur le Dim 30 Sep - 13:42

Tic
Tac
Tic
Tac
Les secondes défilent et l’horloge de la cuisine accompagne la fuite du temps dans un tintement étouffé par l’épaisse couche de bois vernie. Camila, assise à la table alors que tout le monde est encore endormi, fixe les aiguilles qui tournent tournent tournent inlassablement. Rien ne peut empêcher leur course, elles filent, tournent en rond, batifolent avec les chiffres et recommencent leur ronde encore une fois.
Tic
Tac
Tic
Tac
Elle profite du silence de la maison pour prendre un peu de temps pour elle, les yeux rivés sur sa représentation physique. Entre ses mains mutilées, elle tient fermement une tasse remplie à moitié de tisane froide qu’elle ne boit qu’à petite gorgée. Le goût est infect, mais il faut faire avec. Le café, denrée rare en ces temps difficile, est réservé à Madame ; Camila se souvient des longues soirées d’hiver, passées devant l’écran pour terminer un essai. Le café a toujours été son compagnon de résistance, aujourd’hui il n’est qu’un lointain souvenir.
Tic
Tac
Tic
Tac
Cette nuit encore, Camila n’a pas dormi. Ses pieds fatigués portent la marque sanglante de la peau frottant contre le parquet, inlassablement, encore, et encore, jusqu’à ne plus pouvoir tenir debout. Les cent pas, elle les fait toutes les nuits, pour ne pas perdre le tête quand ses cauchemars l’envahissent. Rester éveillé, réciter des vers bêtement appris à une époque qui lui semble loin, si loin … Elle a marché, sans s’arrêter, passant parfois une main lasse contre son visage figé dans la douleur de l’émotion, comme taillé dans la roche pour ne pas dévoiler sa peine. Ses souvenirs tournent en rond, comme elle, comme un lion en cage, comme un prisonnier attaché à sa chaîne. Ils font plus de mal que de bien, ramenant à elle des sensations qu’elle ne connaîtrait plus jamais. La liberté détruite, violée, battue par un système archaïque dont la bien-pensance allait tous les mener à la perte.
Tic
Tac
Tic …
Dans l’entrée, la porte claque soudainement. Camila lève les yeux vers le fond de la cuisine, ses yeux noirs se plissant avec méfiance pour apercevoir la source du bruit. Son regard sauvage se tourne un instant vers l’énorme horloge qui la nargue.
6:20
Il est encore un peu tôt, se dit-elle avec mauvaise humeur. Elle n’a pas l’énergie de discuter. Elle n’a pas l’énergie de supporter. Pourtant c’est un visage familier qui apparaît à la faible lumière de la cuisine. Camila la toise, presque hautaine, et ses doigts se crispent sur la tasse nacrée. Noa. Trop parfaite, trop douce, trop naïve. Camila hésite à se lever pour retourner dans sa chambre en attendant que l’autre retourne à ses occupations, mais ses jambes ne la porteront pas jusqu’au bout du couloir. Elle le sait, il ne faut pas être un génie pour le comprendre. « Béni soit le fruit. » Souffle-t-elle finalement, avec un arrière goût amère accompagnant les quelques mots qui lui écorchent la langue.
Pauvre fille, tout de même. Arrivée une heure plus tard, l’accueil aurait été moins froid. Mais Camila n’a pas dormi et ce simple fait n’arrange pas les choses. Elle voudrait pouvoir retourner à l’époque où tout était plus simple, où elle pouvait aller n’importe où, faire n’importe quoi. Être libre.
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( pseudo ) : ODAYA OCHAVEN. ou Flo.
( célébrité ) : Rosie Tupper
( arrivée à Aberdeen ) : 29/08/2018
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( tickets ) : 891
( patronyme ) : Noa Rose. Rien de bien original.
( âge du personnage ) : 25 ans.
( emploi ) : Aucun. Elle est l'épouse d'un gardien, c'est suffisant.
( localisation ) : A l'Eglise, chez lui.


Et le temps passe
par Auteur le Mar 2 Oct - 9:27

de bon matin


Noa a toujours eu l’habitude de se lever très tôt. Même si, à la différence de son père, elle n’allait pas à la ferme régulièrement, sa mère elle, se levait à la même heure que son époux. Afin de préparer la maison, de s’occuper de son mari quand il était là et de pouvoir élever sa fille dignement. Au fil du temps et des années, il fut implicitement convenu que Noa se lèverait à la même heure que toute la maisonnée. Au début, ce fut facile, puisqu’elle allait à l’école, elle prit alors le rythme et tenta de ne pas le perdre. C’est seulement la manie de ses parents à la réveiller constamment le matin qui lui permit de conserver ce rythme. Même les jours où elle avait un peu moins de chose à faire, Noa se levait toujours de façon très matinale. Depuis qu’elle était mariée, le rythme ne s’était pas perdu. Il était même parfois bien plus difficile que celui auquel elle avait été habituée, car son mari, en temps que Gardien, était amené à se réveiller tôt également. Voire très tôt. Sauf que, comme sa mère le lui avait appris – et montré – tout au long de sa vie, elle se devait d’être levée avant son époux, afin de lui préparer le repas. Certes, les premiers mois il y eu, parfois, des ratés. Mais dans l’ensemble, tout se goupilla parfaitement, jusqu’à ce qu’aujourd’hui elle arrive à se glisser hors du lit sans le réveiller pour lui préparer de quoi manger.

Chaque matin, elle préparait donc le repas de son époux, lui préparait sa tenue (ou vérifiait qu’elle était prête) et attendait qu’il se lève. Ils déjeunaient alors ensemble, avant que celui-ci ne parte travailler. Elle enchaînait alors avec les corvées, pour finalement partir voir la famille Stagger, juste à côté de chez eux. Ainsi, certains matins elle était là très tôt. Comme en l’occurrence ce matin-là, alors qu’il n’était que 6h20. Pourtant, ça faisait bien une heure et demi qu’elle était levée et qu’elle s’affairait déjà. Comme dirait sa mère, elle était une femme bien occupée ! Ainsi, dès qu’elle franchit le pas de la porte arrière de la maisonnée Stagger, elle ôta ses chaussures – afin de ne pas salir le sol, enfila ses chaussures d’intérieur, mit sa cape sur le portant et se dirigea vers la cuisine. Sans un bruit, elle traversa le salon et la salle à manger, pour retrouver Camila dans la pièce principale de la maison, seule. « Puisse le Seigneur ouvrir ! » Répondit-elle en retour, un grand sourire sur les lèvres à la minute où elle l’a vu. Bien sûr, elle entendit et ressentit la froideur de la jeune femme, mais Noa, naïve, n’en tint pas rigueur. « Bien dormi ? » Lui demanda-t-elle, chuchotant afin de ne réveiller personne. Cela ne faisait qu’un an que la jeune Noa avait rejoint la famille Stagger, mais cela suffisait à Camila pour, souvent, se montrer froide, distante, voire peut être méfiante, envers elle. L’épouse Joyner ne lui en tenait pas rigueur. Après tout, cette dernière partait du principe que tous avaient un vécu différent, peut être qu’il y avait des raisons très claires au comportement de la Martha. Et puis, de toute façon, qui était-elle pour décider de ce qui était bien et ce qui ne l’était pas ? C’était donc pour ces raisons principales que la douce épouse ne questionnait jamais le comportement de la Martha et la laissait lui parler comme bon lui semblait. Aujourd’hui, comme à l’accoutumée, Noa était vêtue d’une simple robe blanche, à col roulé, boutonnée jusqu’au cou. Longue, elle lui arrivait aux chevilles et ses manches se terminaient à ses poignets. Rapidement, elle s’installa dans la cuisine et, comme à son habitude, se prépara un petit thé. D’ailleurs, le thé de Madame Stagger était nettement meilleur que les infusions que sa mère avait l’habitude de lui préparer. Elle fit bouillir dans une casserole l’eau, avant de la faire couler dans une tasse. Puis, elle rinça la bouilloire, avant de la mettre à sécher. « Tu veux que je te fasse quelque chose ? » Demanda-t-elle à Camila, les joues rougies en constatant qu’elle n’avait pas proposé plus tôt à la demoiselle une boisson.  

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Et le temps passe
par Auteur le Dim 14 Oct - 22:03
« Puisse le Seigneur ouvrir ! » Un sourire accompagne la réponse ; sourire que Camila voudrait lui arracher, effacer avec brutalité, lui hurler même que c’est stupide. Futile. Idiot. Ne réponds pas ça, voudrait-elle hurler avec colère. Ses mains se resserrent encore un peu contre la tasse, comme si elle tenait vraiment à la briser entre ses doigts minces. Le seigneur n’ouvrira rien, sinon le robinet mental qui empêche à sa haine de se déverser sur le sol de la réalité. Elle n’a pas vraiment envie de blesser Noa, c’est même plutôt l’inverse, mais là, tout de suite, elle n’a pas envie d’être gentille, encore moins compréhensive. Noa fait parti de ces filles qui ont foi en ce système pourri. Camila devrait la mépriser sincèrement, ne pas avoir pitié d’elle et de ses manières de bonne fille bien rangée … Mais elle n’y arrive tout simplement pas. Ce n’est pas de sa faute après tout. Elles ont été élevées dans deux mondes différents. Et Camila, qui avait écrit tous ces essais sur la culture d’autrui, devrait le savoir mieux que quiconque.« Bien dormi ? » Ses lèvres sèches se parent d’un sourire forcé, presque si bien réalisé qu’elle y croirait elle-même. Mais le coeur n’y est pas. Il n’y sera jamais vraiment. « Oui et toi ? » Elle ne demandera pas si elle a fait de beau rêves, comme elle avait l’habitude de le faire avec sa sœur. Elle ne pourra pas. Elle n’a pas vraiment envie de savoir de toute façon. Elle n’a pas envie d’entendre un discours mielleux sur des rêves de beaux mariages et d’une ribambelle de gamins. Tout ce qu’elle voudrait, c’est un long sommeil sans cauchemar. Ce serait bien, pour commencer.

Du coin de l’oeil, elle regarde la jeune femme s’affairer dans la cuisine, s’installer à son aise pour prendre le déjeuner en sa compagnie. L’espace d’un instant, Camila s’imagine quitter la pièce sans dire un mot, mais la retenue l’en empêche. Même si Noa n’est pas sa supérieure, elle reste une Stagger et le moindre écart de comportement pourrait remonter à Monsieur. C’est la dernière chose qu’elle souhaiterait qu’il arrive. Alors elle se tait, elle regarde faire, et garde son soupir ennuyé au fond de sa gorge. Son sourire parvient même à rester graver sur son visage pourtant taillé dans la pierre. Pendant que Noa se fait chauffer de l’eau, Camila en profite pour regarder ailleurs, partir dans ses pensées, s’imaginer la suite du roman qu’elle prévoyait d’écrire. Un pointe de tristesse revient agrémenter ses pensées déjà pas bien joyeuses. Oh, son texte, comme elle aurait voulu le finir. L’écrire, tenir un stylo entre ses doigts. Enter le grattement de la pointe contre la feuille, écrire, écrire, écrire, jusqu’à en avoir mal au poignet. Elle donnerait n’importe quoi pour pouvoir faire ça à nouveau.

« Tu veux que je te fasse quelque chose ? » La voix de Noa vient la distraire dans ses rêveries. Son qui la ramène à la réalité, réalité dure et froide qu’elle voudrait tant quitter. Elle regarde Noa un instant pour sourit à nouveau, cette fois de manière plus bancale, plus fausse. Elle montre la tasse qu’elle a entre les mains, comme pour désigner une preuve qu’elle doit apporter pour appuyer les faits. « J’ai déjà ce qu’il faut, ne t’inquiète pas. » La tisane était déjà froide depuis longtemps, mais elle n’avait pas envie de forcer l’effort, à faire amie-amie avec Noa Joyner.
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Et le temps passe
par Auteur le Jeu 25 Oct - 21:50

de bon matin


Est-ce qu’elle appréciait Camila ? La jeune femme ne savait pas vraiment. D’une certaine façon, elle trouvait la jeune femme intéressante et très jolie, et d’une autre, ce n’était qu’un échantillon dans une marée humaine. Tout comme Noa, Camila avait un rôle à tenir. Une fonction. Qu’était-elle de plus derrière tout ça ? Avait-elle même le droit d’être quoique ce soit de plus ? Elle n’en savait trop rien et, finalement, préférait ne pas se questionner à ce sujet. Noa, elle, préférait vivre sa vie au quotidien, dans le respect des Ecritures et de ce qu’on lui avait toujours transmis. Toujours. Elle avait passé sa vie à entendre une façon de faire, un Histoire particulière, elle ne souhaitait nullement la changer. L’avenir, pour elle, ne devait pas se modifier. Sous aucun prétexte. Ou alors, seulement en mieux, comme le permettait ce système depuis des générations déjà, faisant grandir des familles heureuses et multiples, sous l’égide d’une religion protectrice. N’était-ce pas le but premier ? La paix, le bonheur et la famille ? Après tout, que pourrait-elle souhaiter de plus ?
Enfin, à l’instant, elle laissa Camila répondre à sa question. Sourire enjoué sur le visage, Noa ne perçoit pas le sentiment désagréable qui se cache sous le visage de convenance de la Martha. Après tout, elle n’est qu’une jeune femme habituée à la vérité, à la sincérité, mise à l’écart du mensonge et de l’hypocrisie. Pas sûre d’ailleurs qu’elle puisse deviner le sarcasme, ou même l’ironie. « J'ai très bien dormi, merci. » Sourire sur le visage, elle poursuit. « L’automne arrive, les températures commençent à diminuer, je le sens. » Elle ricane gentiment. « Ca va être l’occasion de tester de nouveaux motifs pour mes écharpes et mes bonnets. » Une période de l’année qu’elle adorait. Tricoter était un passe-temps très reposant. Bien sûr, elle ne savait que tricoter d’une seule façon et préférait ne pas s’éloigner des modèles qui lui avaient été enseignés lors de ses quelques petites années passées sur le banc de l’école, mais c’était tout de même inspirant. Rassurant. Apaisant. Un moment où elle pouvait se montrer utile et réchauffer quelques petits cœurs, que ce soit envoyés aux Gardiens de la Foi, aux Orphelins, ou offerts à son époux sous le sapin. Tout était toujours utile, surtout dans le cœur d’une jeune femme comme Noa, persuadée de la bonté et de la légitimité du système.

Puis, alors qu’elle replonge dans ses pensées, son corps s’agite et fait chauffer de l’eau. Elle se prépare alors rapidement un thé, avant de demander à Camila si elle a besoin de quoique ce soit. « Parfait. » Sourire sur le visage, elle termine sa besogne. Avant de s’installer confortablement à la table de la cuisine. Ses mains entourent sa tasse, l’eau chaude à l’intérieur lui réchauffant les paumes de ces dernières. « Tu as une grosse journée aujourd’hui ? » Se permet-elle néanmoins de lui demander, quelques secondes de silence plus tard. Oui, elle a bien perçu un changement dans le ton de voix de la jeune femme, mais elle ne sait pas ce qu’il signifie réellement. Peut être qu’elle n’a pas si bien dormi que ça, ou qu’elle a mal quelque part. peut être simplement qu’elle s’endort encore, toujours est-il qu’elle ne soupçonne pas son interlocutrice de ne pas vouloir lui parler. Après tout, elle lui aurait dit non ? Et même si c’était le cas, pour quelles raisons ? Noa le savait, elle n’avait rien fait de mal.

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