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 Un bon dîner ◊ Gardien Joyner & Noa
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 :: Aberdeen :: Quartier Rouge :: Résidence Stagger :: Demeure Joyner

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( pseudo ) : ODAYA OCHAVEN. ou Flo.
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( âge du personnage ) : 25 ans.
( emploi ) : Aucun. Elle est l'épouse d'un gardien, c'est suffisant.
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Un bon dîner ◊ Gardien Joyner & Noa
par Auteur le Dim 30 Sep - 10:06

un bon dîner


La journée n’avait pas été particulièrement longue ou déplaisante, mais elle avait été froide. Non seulement le ciel avait été gris toute la journée, mais le vent n’avait pas cessé de souffler sur les parois de leur petite maison. Située juste à côté de la demeure de la famille Stagger, le Gardien Joyner avait la chance d’avoir sa propre résidence. Bien sûr, elle n’était pas aussi grande que la Résidence de la famille qu’il protégeait, elle ne comportait qu’une grande pièce à vivre et une chambre à coucher. Mais c’était déjà ça ! Noa se rappelait même de la première fois où elle avait mis les pieds dans cette petite maisonnée. Comme elle l’avait trouvé grande par rapport à la maison de son enfance. Grande et chaleureuse. Une douce odeur d’homme flottait dans l’air. Une odeur douce, mais piquante. Forte, mais réconfortante. Chez elle, c’était la ferme. Oui, comme tous les habitants d’Aberdeen, elle vivait au sein du Quartier Blanc – enfin, sauf les Commandants. Mais elle, elle vivait tout au fond du quartier, non loin de la frontière avec le Monde Extérieur. C’était une petite maisonnée, qui grinçait de partout. D’ailleurs, la porte d’entrée ne se fermait jamais correctement et en hiver, ils étaient obligés d’installer de grands rideaux, de combler les quelques fissures où l’air passait, pour éviter de tomber malades pendant leur sommeil. Son père était régulièrement absent, vu qu’il devait traverser toute la ville pour aller labourer les champs et s’occuper de ses animaux, il n’était présent que deux à trois jours par semaine dans la maisonnée familiale. Mais à chaque fois qu’il revenait, l’odeur du fumier et des animaux emplissaient la maison. Une odeur qu’elle avait toujours aimée. Et qui, les jours de pluie ou de froid, comme aujourd’hui, lui manquait. Elle s’y était faite, bien sûr. Après tout, son père avait été son seul modèle masculin toute sa vie durant et elle avait donc dû se faire à sa présence, son odeur, mais aussi à son absence. Elle avait aussi dû se faire à l’odeur de son mari, à la présence de ce dernier, à ne pas se perdre dans ces deux repères masculins. Bien qu’en soit, elle ne comprenait pas trop. Sans chercher à comprendre, de toute manière.

Donc, la journée avait été maussade. Froide. Et avec beaucoup de vent. Comme tous les matins, elle avait fait le petit déjeuner de son époux, s’était vêtue, était allée voir la famille Stagger et était partie faire quelques courses. Rien de bien extraordinaire, mais suffisant pour réaliser le repas de son époux, le repas du soir, vu qu’elle mangeait le midi avec la famille Stagger. Une fois revenue des courses, elle avait tout rangé. Elle avait commencé à préparer, avec le petit poulet échangé contre un ticket, de quoi bien manger. Noa n’était pas une excellente cuisinière. A vrai dire, ce qu’elle faisait été bon et se mangeait, parfois même avec plaisir, mais parfois, ça lui arrivait aussi de sortir en catastrophe de la maison, la fumée sortant du four. Car elle avait, une fois encore, oublié quelque chose. Maladroite, oui, sans doute, mais c’était aussi ça qui faisait son charme. Toujours est-il qu’une fois le repas préparé, elle l’avait laissé au four (éteint cette fois-ci) et s’était donc accommodée de quelques tâches. Pour commencer, le ménage. Poussières, balais, puis elle avait lavé les draps et les vêtements de son époux. Comme elle pouvait, elle les avait étendus dehors, s’assurant que la pluie ne tomberait pas. Une fois secs, elle avait fait le lit, rangé proprement les vêtements, puis nettoyé les vitres. Et ainsi, le milieu de l’après-midi était arrivé. C’est alors qu’elle avait attrapé sa cape, refermé la porte de chez elle et, à pas très rapide, s’était précipitée chez les Stagger pour boire le thé avec Madame Stagger. Un petit thé bien chaud, autour de quelques gâteaux secs et d’une discussion intéressante. Autant dire que c’était une journée bien remplie pour Noa qui, le soir arrivé, était retournée chez elle pour accueillir son époux. Alors qu’elle mettait la table, des bruits de pas se firent entendre. Il n’était plus très loin.
Ses longs cheveux, remontés en une queue de cheval sur sa tête, se balançaient dans son dos, alors qu’elle s’affairait en cuisine. Par-dessus sa robe de chanvre grise, un tablier blanc, déjà tâché par ses exploits culinaires, protégeait son vêtement. « Béni soit le fruit ! » Lança-t-elle à son époux, alors qu’il passait la porte. « Tu as passé une bonne journée ? » Lui demanda-t-elle. Bien sûr, à l’extérieur elle optait pour le vouvoiement, mais comme ses parents, elle le tutoyait sous leur toit. Après tout, c’était son époux, non ?

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( emploi ) : gardien pour la famille Stagger


Un bon dîner ◊ Gardien Joyner & Noa
par Auteur le Dim 30 Sep - 13:22

Un bon dîner
Noa Joyner & Gardien Joyner
Après avoir salué le Commandant Stagger, le gardien était demeuré immobile quelques instants tandis que l’autre s’empressait de regagner la majestueuse demeure qui lui appartenait, une maison qui impressionnait toujours un peu William même s’il travaillait ici depuis des années, une maison d’une indéniable prestance, qui en imposait par sa prestance. La nuit était tombée et ainsi à l’abri des quelques arbres qui parsemaient l’avant de la villa, William profitait d’un peu de répit, un peu de silence. La journée avait été longue et harassante, mais rien d’extraordinaire, rien qui ne mérite d’être raconté. Il avait été chargé de la sécurité du Commandant alors que celui-ci avait un important déplacement en ville et comme toujours, le gardien s’était noblement acquitté de sa tâche, en silence, en se contentant d’échanger les habituelles formules de politesse et rien d’autre. Il n’avait jamais été un grand bavard après tout, mais cette face-là de sa personnalité s’était accentuée depuis qu’il travaillait ici. William était devenu une ombre qui se mouvait sans un mot, qui pouvait devenir invisible dès qu’on le lui demandait et de ce fait, il était un employé loyal pour la famille. Sur ces pensées, il emprunta le chemin qui conduisait jusqu’à la petite maison qu’il avait acquise grâce à son emploi et son indéfectible loyauté, située juste à côté de l’impressionnante demeure Stagger. Aucune comparaison n’était possible, évidemment, mais l’endroit était plutôt confortable, à défaut d’être très vaste. Et au fil des mois, cette maison était devenue la sienne et quelque part, William Joyner en était fier. Un comble ! Lui, dans cette République qu’il haïssait, était fier de quelque chose.

Lentement, il monta les quelques marches qui menaient jusqu’au perron et ouvrit la porte pour s’engouffrer à l’intérieur, soulagé de retrouver un peu de chaleur. Le temps se faisait de moins en moins clément à mesure que les jours progressaient et William redoutait déjà la venue de l’hiver, car ils avaient toujours froid – même s’il se promit de trouver une solution pour affronter l’hiver à venir. Noa était déjà là, debout près de la table qu’elle dressait au même moment. De cela aussi, il s’était habitué, à ne plus rien avoir à faire et à trouver la table mise et le dîner prêt quand il rentrait le soir et ce, depuis qu’il avait épousé la jeune femme un an plus tôt. Un an. Et Noa était belle, une beauté à couper le souffle qui le troublait toujours un peu, et gentille, agréable à vivre. William l’aimait peut-être un peu, il n’en savait rien, car il s’était toujours promis de ne jamais aimer quiconque qu’on lui aurait imposé. « Que le seigneur ouvre » répondit-il machinalement tandis qu’il ôtait sa veste pour la suspendre au porte-manteau à l’entrée. Il ne pouvait nier être heureux et soulagé que Noa soit ici, sous le même toit que lui ; même s’il la connaissait encore assez mal, malgré tous ces mois à vivre ensemble, une présence humaine le réconfortait un peu. « Longue, je suis épuisé. Et le Commandant avait beaucoup de déplacements à faire » et il n’était pas d’une humeur très joviale, qui plus est, manqua-t-il de rajouter. « Et toi ? Qu’as-tu préparé ? » s’enquit-il en se rapprochant du petit coin cuisine dans la grande pièce à vivre.    
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Un bon dîner ◊ Gardien Joyner & Noa
par Auteur le Jeu 4 Oct - 13:33

un bon dîner


Même si cela faisait un an qu’ils partageaient le même quotidien et le même toit, Noa ne s’habituait jamais à la présence de William. Pas qu’elle ne l’apprécie pas, en soit, elle n’avait aucun sentiment particulier à son égard, mais elle ne savait trop comment expliquer cette sensation. Cette sensation étrange à chaque fois qu’il était là. Ni gênante, ni appréciable. A la différence de son père, elle n’avait pas ce sentiment d’amour à son égard. D’un côté, elle trouvait ça normal, après tout elle n’était pas censée aimer son époux, juste lui donner des enfants. Et d’un autre, était-il normal ce fossé entre l’amour qu’elle avait pour son père et la relation cordiale qu’elle avait avec William ? Noa ne préférait pas s’interroger à ce sujet. Pour elle, c’était poser des questions qui ne devaient pas exister. Si Dieu avait fait de l’homme un père ou un époux, ce n’était pas pour rien. Après tout, on ne pouvait pas être le père et l’époux de la même personne. Ca expliquait donc qu’il y ait une relation différente et donc, des sentiments différents. Elle ne ressentait ni dégoût, ni mépris, ni même de haine envers William, juste une drôle d’indifférence qu’elle n’expliquait pas. Et encore, elle tenait à cœur de faire son rôle correctement et remplissait sa mission d’épouse au mieux de ses capacités. Sans trop comprendre ce que son corps tentait de lui expliquer.

Quand il franchit la porte de leur petite maisonnée, son odeur, lui sauta au nez. Il n’existait ni cosmétiques, ni parfums au sein d’Aberdeen et Noa ne savait donc pas ce que c’était, mais elle appréciait l’odeur qui se dégageait de son époux. Une odeur qu’elle appréciait et qu’elle trouvait réconfortante. Sans réellement bien comprendre pourquoi. Il lui répondit ainsi machinalement, avant d’accrocher son manteau. « Oh, tu pourras profiter d’une bonne nuit de sommeil. » En espérant évidemment qu’il ne soit pas appelé en pleine nuit afin d’avoir une mission quelconque. « C’est un homme très occupé, ça se comprend. » Ajouta-t-elle, pas le moins du monde curieuse quant aux activités du Commandant. Ce n’était pas ses affaires, en temps que femme, elle n’avait pas à agir de la sorte, ni même à se questionner à ce sujet. Et ne le faisait donc pas. « J’ai préparé un poulet, avec des petits légumes et quelques pommes de terre. » Elle se tourna à nouveau de la table, croisant au passage le regard de son époux. Petit sourire sur les lèvres, elle ne se précipita pas à lui pour l’embrasser. Elle continua à se tourner, pour se diriger vers le four. Elle l’éteignit, attrapa un gant et sortit de ce dernier le repas. « J’ai eu de la chance, il n’y avait pas beaucoup de monde aujourd’hui, j’ai pu échanger un petit poulet. » Il y avait juste assez pour deux. « Je me demande comment les fermes tournent en ce moment… » Elle prit le plat, le posa sur le dessous de plat sur la table. « C’est assez compliqué je trouve d’avoir de quoi accompagner nos plats. » Pas qu’elle s’en plaigne, mais elle était plutôt inquiète. Bien que ça soit l’automne, elle craignait que Gilead ne puisse pas assurer leurs besoins. Elle en avait peur. Tout en sachant qu’il n’y avait pas de risque, après tout, ils faisaient tout ce qu’il pouvait. « J’ai vu Madame de Stagger aujourd’hui. » Comme tous les jours à vrai dire. « Nous avons échangé autour d’un thé et tricotées ensemble. » Sourire sur le coin des lèvres, elle poursuivit. « Je crois qu’elle sera vraiment très heureuse quand nous aurons un enfant. » Il est vrai que c’était un sujet que la mère de famille abordait assez régulièrement, qui gênait Noa, sans pour autant la mettre profondément mal à l’aise. Elle était juste gênée de voir que tout le monde se souciait de leur future paternité. Ce n’était pas si important, non ?

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Un bon dîner ◊ Gardien Joyner & Noa
par Auteur le Dim 7 Oct - 10:19

Un bon dîner
Noa Joyner & Gardien Joyner
William aimait la petite maison qu’il partageait avec Noa et même si elle était sommaire, la jeune femme avait réussi à la rende confortable et agréable. Il l’aimait et paradoxalement, il préférait quand il s’en trouvait le plus loin possible, quand il devait remplir différentes missions pour la famille Stagger, quand il devait travailler et quand il rentrait tard le soir. Car cette maison ne pouvait que lui rappeler sa condition et surtout, chaque soir quand il croisait le regard de Noa, il se rappelait qu’elle était son épouse non pas par amour mais parce que le système l’avait décidé ainsi, et cela le rendait malade. Il avait déjà aimé une femme et il aspirait à l’épouser, à l’époque, avant l’instauration de la république de Gilead, c’était cela le grand amour, cela dont il rêvait. Et jour après jour, rentrer dans cette maison et voir Noa lui rappelait ce bonheur lointain et révolu, ce bonheur qui n’était plus qu’une chimère aujourd’hui. Il appréciait la compagnie de la jeune femme, il appréciait aussi sa beauté – car il était un homme toujours sensible à la beauté féminine – mais il savait que le lien qui les unissait ne pourrait jamais se fonder sur de l’amour. Peut-être l’aurait-il voulu, peut-être était-il trop lucide et trop observateur et peut-être voyait-il dans le regard de Noa qu’elle ne ressentait rien à son égard (à moins que cela ne soit qu’une interprétation erronée ?), mais c’était un fait. Il détestait cette vie, mais n’avait d’autre choix que de l’accepter. Un jour, les ombres se lèveront, se promit-il tandis qu’il refermait la porte d’entrée derrière lui.

« Oui, je l’espère » confirma-t-il comme Noa assurait qu’il pourrait profiter d’une bonne nuit de sommeil. Il en rêvait, en tout cas. Car dans ses rêves, l’homme était enfin libre. « Oh, il l’est, assurément. Je me demande même comment il trouve le temps de manger et de dormir, avec toutes ses... activités » le gardien Joyner travaillait pour un homme extrêmement important, même s’il demeurait à sa place et ne cherchait donc jamais à savoir précisément de quelles activités il s’agissait. Parfois, le Commandant évoquait quelques bribes de son travail, mais William n’écoutait qu’à moitié. Il refusait d’écouter, en fait. « Du poulet, c’est parfait » approuva-t-il tout en l’observant se diriger vers le four pour sortir le plat. Pendant ce temps, lui se dirigea vers l’évier pour se laver les mains et tâcher de ne pas laisser une quelconque gêne s’instaurer entre eux. Au bout d’un an, la gêne était toujours présente, palpable. Mais Noa était son épouse et il avait depuis longtemps accepté la situation. Il s’installa à table, comme toujours, et attendit que Noa s’occupe du service. « Je l’ignore, je n’ai rien entendu à ce sujet. Mais j’imagine que les temps sont durs pour tout le monde » soupira-t-il. Lui, il était un gardien, il ne s’occupait pas du reste, mais effectivement, si les fermes ne produisaient pas suffisamment, cela risquait d’être dramatique pour leur vie quotidienne. Il tressaillit un peu quand Noa évoqua le fait que Madame Stagger serait ravie qu’ils aient un enfant. Un enfant, bon sang. William aurait adoré être un père, il avait toujours eu un bon contact avec les enfants, mais pas dans de telles conditions. « Oh... » lâcha-t-il spontanément. Il devait se reprendre, faire ce qu’on attendait de lui. « Tout le monde le sera, oui. Heureux. C’est normal » mais cela supposait qu’ils devraient essayer, cela supposait beaucoup de choses.      

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Un bon dîner ◊ Gardien Joyner & Noa
par Auteur le Ven 12 Oct - 18:16

un bon dîner


Est-ce qu’elle aimait son époux ? Noa ne pouvait même pas se poser la question, incapable de savoir ce qu’était réellement l’amour. Était-ce une sensation, un sentiment ? Un besoin ? Une fonction ? Qu’est-ce que ça représentait au quotidien ? Dans sa vie ? Est-ce que ça existait, simplement ? Noa n’en avait aucune idée. C’était un terme qui ne faisait pas partie de son vocabulaire, un état qu’aucun de ses proches ne semblaient avoir expérimenté. Une situation qui ne nécessitait ni descriptif, ni mots, ni attention particulière. Quelque chose qu’elle préférait oublier, laisser de côté, ne même pas chercher à connaître. De toute façon, pour découvrir l’amour, il faudrait pouvoir le connaître. Avoir une chance de développer de tels sentiments. Ce n’était pas possible. Pas envisageable. Alors, Noa vivait comme toutes les femmes d’Aberdeen : auprès d’un homme qu’elle ne connaissait pas, qu’elle ne souhaitait pas réellement connaître et pour qui elle ne développerait pas de sentiments. Jamais. En tout cas, elle l’espérait fortement. Elle savait pertinement que son corps ne devait pas réagir à celui du Gardien Joyner. C’était ainsi que la nature devait fonctionner. On lui avait expliquer ce qu’était la reproduction et ce qu’il fallait pour faire un enfant. Il n’y avait aucune autre nécessité à laisser cet homme toucher son corps – c’est d’ailleurs pour ça qu’il ne la touchait pas, ne la voyait jamais nue. Chaque mois, elle avait ses règles, chaque mois, elle savait donc parfaitement à quel moment elle était fertile et quand elle ne l’était pas. Comme, à chaque mois, elle réalisait avec lui un rituel de procréation, afin de pouvoir – peut-être – avoir un enfant. C’était une situation qu’elle réalisait comme un travail, comme une corvée. Aucun plaisir dans cet acte, si ce n’est la satisfaction religieuse d’avoir accompli son rôle d’épouse. Elle prenait très à cœur tous ces gestes, afin de pouvoir avoir un enfant. D’être une bonne épouse. Une bonne femme. Le reste n’avait aucune importance. Pire même, Noa se félicitait de ne rien ressentir pour le Gardien Joyner. Certes, elle ne s’appesantissait pas non plus sur cette sensation étrange à chaque rapport, sur ce sentiment un peu gênant qui la prenait au creux du ventre. Ça devait être normal, après tout, une reproduction devait sans doute se passer de la sorte, non ? Noa n’avait pas d’autres valeurs comparatives, ni même d’expérience, alors elle se fiait à ce qu’elle connaissait et faisait avec. Comme toujours, la routine était rassurante. Normale. Rien ne devait, jamais, s’en éloigner.

Ce soir-là, elle avait cuisiné. Comme toujours. Un petit plat fait avec les produits de la ville. Sans jamais aucun gaspillage. Juste ce dont ils avaient parfaitement besoin. Pour un repas. Rien de plus, rien de moins. Juste suffisamment pour manger correctement et pouvoir se rassasier. Ils ne jetaient jamais rien, comme tous à Aberdeen. Ça aussi, Gilead l’avait soigné, l’avait guéri même. Une révolution, comme une autre, une révolution saine et plaisante pour chaque famille, chaque ville, chaque état qui avait choisi de les suivre. Une fierté, quelque part, dans le cœur de chaque citoyen de la ville fondatrice d’une nouvelle ère. « C’est sans doute pour ça qu’il est Commandant, non ? » Demanda Noa. « Peut-être qu’on le lui a appris ? » Elle n’était pas sûre de ce qu’elle demandait, car après tout, elle n’était qu’une femme. Elle n’avait jamais été formée. Jamais. « Contente que ça te plaise. » C’était une bonne nouvelle. Noa était contente que ça lui plaise. Au moins il passerait une bonne soirée, avec un bon repas. Tout ce qu’il fallait à son mari. Elle lui avait aussi cuisiné un petit dessert, ça lui permettra de se reposer et de pouvoir profiter du calme de sa maison avant de retourner travailler le lendemain. Que de bonnes choses, pour avoir un esprit et un corps sains. « Oui, tu as sans doute raison. » Ajouta-t-elle, en penchant la tête. « J’espère qu’Il pourra tous nous aider. » Une place plus qu’importante dans son cœur pour sa Foi. Elle espérait qu’il pourrait tout résoudre. Tous les maux et les problèmes de leur monde, de leur société. Elle le laissa s’installer à table et lui servit son repas. « Oui, bien sûr. » Répondit-elle, un sourire sur les lèvres alors qu’elle comptait les pommes de terre qu’elle mettait dans chaque assiette. Une dizaine pour lui. Cinq pour elle. Après tout, elle ne devait pas trop manger, pour le bien être de son corps. Pour pouvoir assurer correctement le maintien de son logis. « J’espère qu’Il nous touchera de sa grâce et que nos enfants seront en bonne santé. » Si seulement ils pouvaient en avoir plusieurs. Elle ne senti pas réellement la gêne de son époux. Après tout, pourquoi être gêné de donner à leur ville des enfants ? « Est-ce que tu penses que ça viendra plus à un moment qu’à un autre ? » Demanda-t-elle, complètement incertaine à ce sujet, dénuée de connaissances dans ce milieu. « Peut être que je devrais aller voir le médecin. » Pour faire un bilan, pour savoir ce qu’il en était. Après tout, ils n’étaient jamais trop prudents non ?

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Un bon dîner ◊ Gardien Joyner & Noa
par Auteur le Mar 16 Oct - 11:05

Un bon dîner
Noa Joyner & Gardien Joyner
Au début, simplement croiser le regard de Noa alors que William savait ce qui les attendait tous les deux était douloureux, voire impossible. Il se sentait gêné de devoir vivre cela avec elle, de devoir lui imposer cela. Il avait toujours été sensible à l’équité et un profond sentiment de justice vivait en lui, et quand le pays tout entier était tombé sous le joug de ce sombre groupuscule, il avait détesté que l’on classe les personnes uniquement car elles étaient des hommes ou des femmes et qu’ensuite, on les sépare un peu plus selon leurs caractéristiques. Ce n’était pas juste, mais rien dans cette société ne l’était. Et aujourd’hui, il était moins douloureux pour Will de poser les yeux sur son épouse, moins douloureux de vivre avec elle la fameuse cérémonie chaque fois, comme s’il avait appris avec le temps à se détacher de son esprit dans ces moments-là, comme s’il s’était finalement habitué à la moindre des tragédies. C’était peut-être cela, le pire, finalement. On s’habituait à la déchéance. On s’habituait à reléguer certains êtres à un rang inférieur. On s’habituait à lire la douleur dans le regard de l’autre, on s’habituait à la violence et à la torture, on s’habituait à tout. Le cerveau humain était décidément plein de mystères. Reportant son attention sur la jeune femme, il hocha la tête. « Sans doute. Les Commandants sont tous des hommes très occupés, c’est même à cela qu’on les reconnaît » l’ombre d’un sourire éclaira son visage de manière fugace, avant de disparaître. Les Commandants, inutile de dire que William ne les portait pas dans son cœur. Il craignait bien sûr le Commandant Stagger, alors quand il se trouvait en sa présence, il filait droit, se faisait discret.

Il haussa ensuite les épaules, ne sachant que répondre à cela. Il ne se mêlait pas à la vie des Commandants, il ne connaissait pas leurs plus obscurs secrets et il supposait que ce qu’il voyait au quotidien n’était que la partie visible de l’iceberg, rien de plus. Quand ils évoquèrent les récoltes et les temps plutôt durs qui s’annonçaient, surtout avec l’hiver naissant, la réflexion de Noa lui arracha un frisson. Il. William ne croyait pas en Dieu, mais il était doué pour faire semblant. S’il ne partageait aucune des convictions louées par Gilead, il avait appris au fur et à mesure à se montrer dévot, lui aussi. Alors, tout naturellement, il répondit « Loué soit-il » une formulation qui le rendait malade, mais qu’il avait appris à prononcer au moment opportun. Comme maintenant, puisqu’ils espéraient quelque chose, autant de bonnes récoltes que la venue prochaine d’un enfant. Un enfant. Comme si un bébé pouvait grandir et s’épanouir ici. Comme si c’était aussi simple. Du coin de l’œil, il remarqua qu’elle remplissait les assiettes de manière inégale, mais il ne dit rien. Une fois de plus, c’était normal, et il craignait s’il disait quelque chose, s’il tenait à mettre absolument son épouse sur le même pied d’égalité, qu’elle finisse par le remarquer et par en parler autour d’elle, sans forcément s’en rendre compte. « Je suis certain que oui, cela viendra. Ne crains rien, nous finirons par avoir cet enfant que tout le monde souhaite » il souriait maintenant, comme pour la rassurer. C’était ce qu’elle voulait entendre, alors il le lui dirait. Il était sincèrement partagé sur la question, car un enfant apporterait à leur foyer une chaleur supplémentaire et en même temps... il y avait tout le reste. Mais s’ils ne disaient rien, s’ils se contentaient de la vie qu’ils devaient mener, alors ils resteraient en vie. Ils ne seraient pas heureux, non, mais ils seraient vivants. « Si tu estimes que c’est nécessaire » dit-il en arquant un sourcil, tandis qu’il plantait sa fourchette dans une pomme de terre. « Mais c’est peut-être encore un peu tôt... Peut-être que nous n’avons pas essayé suffisamment. Je ne sais pas » il n’avait guère envie de mêler un médecin à leur vie, il n’avait pas confiance en eux – comme il n’avait confiance en personne.      

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Un bon dîner ◊ Gardien Joyner & Noa
par Auteur le Ven 2 Nov - 12:09

un bon dîner


Elle hocha la tête, parfaitement en accord avec son mari. De toute façon, le contraire aurait été étonnant. Anormal. N’avait-elle pas qu’à avoir raison ? Comment aurait-elle pu être en désaccord avec son époux, celui qui était détenteur du savoir et qui lui permettait de vivre sous son toit ? Bien sûr, Noa avait ses propres avis et son propre point de vue, mais celui-ci était, toujours (ou presque) concordant avec celui de William. Qu’il s’agisse de sa situation, de l’économie (bien qu’il n’en parlât jamais), de sa journée de travail, de ses relations aux autres, bref, tous les sujets menaient – globalement – à un accord commun. Noa était d’ailleurs très contente de partager les mêmes idéaux de vie et les mêmes convictions que son époux. N’était-ce pas là, la recette pour un mariage heureux ? Noa était persuadée qu’elle serait rapidement enceinte, de toute façon, c’était ainsi qu’elle le serait, avec lui et suite à la Cérémonie. Dieu les avait constitués pour être un couple, donc pour avoir des enfants. C’était le plaisir de leur existence et la seule chose qu’ils demandaient : pouvoir fonder une famille. Alors, évidemment, c’était un sujet qui trainait dans les discussions. Qu’il s’agisse de celles des femmes, de celles des marthas, ou de celles des hommes, tous s’intéressaient à la fécondité. Ça avait été toujours ainsi, en tout cas, c’est ce que les hommes de Foi et le père de Noa lui avaient appris.

Les enfants. C’était le sujet clé de leur société. Le sujet de leur vie. Noa avait qu’une hâte, pouvoir contribuer à la vie de cette communauté, pouvoir apporter sa pierre à l’édifice. Évidemment qu’elle voulait un enfant ! Plusieurs même, si Dieu le lui permettait. C’était pour elle, inenvisageable de ne pas donner la vie. Pire même, elle n’osait pas réellement en parler, ni l’expliquer à haute voix, mais elle craignait de ne pas pouvoir donner d’enfant. Et si elle était stérile ? Et si, comme de nombreuses femmes avant elle, elle ne pouvait pas donner la vie ? Ça serait sans doute la pire chose qui pouvait lui arriver. La pire. Une véritable catastrophe. C’était, à ses yeux, inenvisageable. Impensable. Dans un coin de sa tête, elle se dit qu’elle allait en parler à Claire. Après tout, c’était son amie, elle ne la jugerait pas, ne lui briserait pas ses rêves et, sans doute, saurait utiliser les mots pour la réconforter. D’une certaine façon, elle hésitait à parler de ses craintes à William. Pas qu’elle n’ait pas confiance en lui, oh que non, elle doutait simplement d’elle-même et ne voulait pas lui faire honte. Lui faire honte d’être faible, d’être incapable de donner la vie, bref de ne pas être à la hauteur, de ne pas être la femme qui lui fallait. Une peur qui restait tue, qu’elle préférait ne pas ébruiter. Pour lui, pour sa réputation, parce qu’elle ne pouvait, décemment pas, lui faire honte.
Rassurée par les propos de son époux, elle laissa un sourire éclairer son visage. « Oui. » En tout cas, elle espérait qu’elle avait raison. Se morigénant intérieurement, elle se rappela qu’il avait raison. Forcément. Il savait forcément mieux qu’elle et, s’il lui disait qu’ils allaient avoir un enfant, un jour ou l’autre, alors ça serait le cas. « Peut être oui… » Elle réfléchit un court instant, écoutant avec attention les mots de celui qui partageait sa vie. « Effectivement, peut être que nous manquons de pratique. » Elle réfléchissait réellement au problème, comme s’ils avaient manqué une étape, comme s’ils ne s’y étaient pas pris correctement. Avait-elle fait quelque chose de mal ? Le Seigneur lui envoyait-il un message ? Était-ce un test ? Devait-elle faire quelque chose d’autre ? De plus ? « Peut être que nous devrions attendre encore un peu avant de demander conseil à un médecin… » Réfléchissant à haute voix, elle continua sur le trait de sa pensée. « Je n’ai pas envie d’inquiéter le Commandant et son épouse. » Car, de toute façon, ils le savaient pertinemment, tout viendrait à se savoir, dès le moment où elle irait au Quartier Rouge. Une épouse s’y dirigeait rarement pour visiter les Servantes. « Peut être que je peux demander conseil à Madame Stagger. » Après tout, elle avait eu beaucoup d’enfants, elle devait s’y connaître. « Ou à Destagger. » Elle aussi, devait savoir comment ça fonctionnait. Ou peut être, qu’elle se devait juste d’attendre et de prendre son mal en patience, mais inquiète et désireuse d’avoir un enfant, elle ne savait trop que faire. Ses yeux, incertains, se posèrent sur le faciès de son époux. Lui seul saurait lui dire ce qu’elle devait faire. Après tout, il était en position de savoir, de décision. Alors, comme toujours, elle se reposait sur ses propos.

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maybe we’re just two stars born from different constellations, we were never meant to connect, oh, but now we are. And now we have to deal with it.

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Un bon dîner ◊ Gardien Joyner & Noa
par Auteur le Lun 5 Nov - 13:46

Un bon dîner
Noa Joyner & Gardien Joyner
Parler des enfants et d’une grossesse future (et tant espérée !) de Noa était étrange aux yeux de William, mais bien sûr, complètement dans le contexte. Il était logique de parler de cela au sein de la République de Gilead, logique de se projeter, de vouloir des enfants, car c’était ce pour quoi ils étaient sur terre. Là pour procréer, là pour assurer la survie de l’espèce humaine, rien de plus ni de moins. Et William s’était peu à peu habitué à cette idée, du moins faisait-il semblant, si bien qu’aujourd’hui, il pouvait en parler avec aisance. « Ne dit-on pas que la patience est mère de toutes les vertus ? Nos efforts seront couronnés de succès. Nous aurons cet enfant... et je suis certain que nous serons de bons parents » promit-il en souriant à la jeune femme. De bons parents dans la mesure du possible, bien sûr, de bons parents qui devraient éduquer cet enfant dans les principes et les valeurs de Gilead, si bien que William savait qu’ils ne pourraient être complètement bons. C’était égoïste de vouloir un enfant pour qu’il grandisse dans cet univers, mais c’était ce qu’on attendait d’eux. Et le Gardien se disait que peut-être, avoir un enfant redonnerait du sens à sa vie qui en manquait cruellement. Par ce biais, peut-être retrouverait-il un but, un espoir, ce serait une façon de se battre et de lutter pour sa survie. Il hocha la tête quand Noa indiqua ne pas vouloir inquiéter le Commandant et son épouse. « D’ailleurs, qu’en est-il d’eux ? Leur servante attend-t-elle un heureux événement ? » il supposait qu’il l’aurait su, si tel avait été le cas. Mais Noa en savait peut-être davantage.

Il continua de manger le plat concocté par Noa, un plat vraiment bon d’ailleurs, avant de froncer les sourcils devant sa réflexion. « Je ne sais quels conseils elles pourraient bien te prodiguer... Nous faisons pourtant les choses dans les règles » ils ne pouvaient guère en faire plus ! Mais, craignant qu’elle le prenne mal, il se hâta de préciser « Mais tu peux toujours le faire, cela ne coûte rien. Et puis cela montrerait que cela nous tient à cœur, que nous voulons réellement avoir un enfant » et cela contribuerait à faire d’eux de parfaits citoyens de Gilead. Se fondre dans la masse, la perpétuelle inquiétude de William Joyner qui aspirait à la tranquillité, au calme. Heureusement, il estimait qu’à Aberdeen, ils s’en sortaient bien. Repoussant son assiette une fois qu’elle fut terminée, il rajouta « Merci pour ce repas, c’était très bon. Tu es une excellente cuisinière » William voulait que leur union se passe bien malgré les circonstances, il voulait que Noa soit heureuse en dépit de tout, alors il ne manquait jamais de souligner ses qualités, d’autant plus que c’était sincère. Il ne tarderait pas à partir se coucher, tant la journée avait été harassante, et sans doute tomberait-il rapidement dans les bras de Morphée – ce qui l’arrangeait, car il n’y avait bien que dans ses songes qu’il était libre. « As-tu déjà prévu des activités demain ? » demanda-t-il avant, curieux de connaître son emploi du temps du lendemain.

septembre 2018
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